Copnue escort girl st maxime

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Dans ce labyrinthe de salles nous n'aper- çûmes pas l'ombre d'une bouri. La population féminine avait suivi le Grand Seigneur à son palais d'été. Du Sérail à Sainte-Sophie il n'y a qu'un pas.

L'inté- rieur de ce pavillon , faiblement éclairé, ren- ferme un immense baldaquin , à colonnes torses , orné de pierres précieuses.

C'est sous ce dais que se tient Sa Hautesse pour la ré- ception des ambassadeurs étrangers et pour celle des grands dignitaires de l'empire quand ils viennent lui rendre hommage.

Mais au moment de franchir le seuil, une autre obligation est imposée par le Coran. Si la lettre du prophète était suivie, quiconque n'est pas musulman devrait, comme les croyants eux-mêmes, entrer pieds nus dans les mosquées. Cette formalité remplie , nous eûmes , de même que le commun des visiteurs , le droit d'examiner à l'intérieur , comme déjà nous avions pu la voir au dehors , I9 basilique qui est à présent la mosquée de Sainte-Sophie.

Extérieurement rien n'annonce l'édifice qui bientôt développera aux regards ses lignes co- lossales. Point de portique, point de colonnade, rien, en un mot, qui atteste la majesté du lieu. On est tout d'abord attristé par ce grossier assemblage de moellons plaqués sur les murs primitifs, et par cette forêt de contre- forts plantés là sans doute pour soutenir la poussée effrayante des voûtes.

Mais bientôt la sévérité même du style refroidit votre enthousiasme. Ne deman- dez à celte basilique ni les séductions de Saint- Marc à Venise, ni le charme extatique de Saint- Pierre à Rome.

Ce qui ya suivre n'est qu'un détail , mais un détail qui veut cependant qu'on ne le passe pas sous silence. Après Sainte-Sophie, il reste peu de choses à voir et à dire en fait de mosquées, lesquelles, aussi nombreuses que les fontaines, sont les principaux et presque les seuls ornements de Stamboul. Entre beaucoup d'autres, je men- tionnerai la mosquée de la sultane Validé, qui mire sa coupole dans les eaux du Bosphore.

Les mosquées d'Osman, prés du sérail du grand vizir, de Bajazet II, de Mohamed, de Sél ira et de Kalisade, près de la caserne des janis- saires, rentrent dans la catégorie des monu- ments dont la simplicité laisse peu de souvenirs.

Autour de la basilique du grand Constantin se groupent, s'entassent en quelque sorte les uns sur les 'autres une multitude d'établisse- ments civils ou militaires , les logements de plusieurs hauts fonctionnaires, des eunuques blancs, des pages, l'hôtel des Monnaies, l'in- firmerie du Sérail , les casernes de la garde , les écuries du sultan , qui , bien autrement im- portantes que celles de Caligula , ne contien- nent, dit-on, pas moins de mille chevaux.

Continuant de marcher devant nous dans la direction de la muraille de Constantin , nous voici sur la place de PAtmeïdan ou hippo- drome. Des statues, des bas-reliefs, des vases, des inscriptions, des objets d'art sans nombre enrichissaient ce lieu. A Pheure qu'il est, trois débris sont les seuls et derniers témoignages d'une grandeur à ja- mais détruite: C'est ainsi pourtant que les ruines du passé se confondent avec celles du présent, car non loin de là se détache pierre à pierre et s'affaissent les portes, les fenêtres et les mu- railles de cette caserne des janissaires, labourée en par la mitraille de Mahmoud.

Le sanglant épisode des janissaires a été reproduit par M. Alphonse Royer, ancien membre du conseil d'utilité pu- blique à Constantinople, dans un livre où l'au- teur n'a eu qu'à écouter la voix de l'histoire pour écrire sous sa dictée le plus terrible des ro- mans. Où ti'ouver des bazars, si ce n'est en Orient? Cet ensemble ba- riolé de vendeurs et d'acheteurs rappelle as- sez nos foires d'Europe. Les marchands ne manquent pas d'une certaine affabilité ; ils accueillent toujours avec politesse les curieux qui s'arrêtent, même ceux qui n'achètent pas.

Chemin faisant, au milieu de ces créneaux en ruine nous nous sommes age- nouillés dans une petite chapelle grecque dé- diée à la Vierge, et dont l'antique fondation s'explique par la légende que voici: Les musulmans, on le sait, vénèrent la Vierge à Pegal des chrétiens. Si cette lettre n'était déjà trop longue, je vous entretiendrais, mon cher Directeur, de beaucoup d'autres choses relatives à l'art, qui aurait grand besoin de votre présence ici pour être remis en honneur et reconquérir la place qu'en ce pays magnifique il n'aurait jamais dû perdre.

Au résumé j'ai vu Stamboul , et en dépit de certains enthousiastes, je n'en suis pas mort de joie. Le chrysocale est ici en vogue autant et peut-être plus qu'ailleurs , et , entre nous, les Turcs de la métropole commettent par fois d'étranges abus de mots: En Orient comme chez nous, tout ce qui reluit n'est pas de l'or.

Tout à l'heure nous rasions les côtes de l'Asie Mineure ; maintenant on nous débarque à Mé- telin. Si je m'en étais tenu aux renseignements universitaires et aux classiques qui, durant les sept ou huit années de collège, initient Tadoles- cence aux secrets de la géographie ancienne, il m'eût certainement été impossible de recon- naître dans cette île de Mételin ainsi débap- tisée par les Turcs l'antique et passionnée Lesbos.

On parle ici d'une ville de Mételin, d'une autre qui se nomme Castro, mais j'ai vainement demandé la route de Mitylène. Les sites aimés de Sapho n'ont point changé ; les regards sont toujours éblouis par une végé- tation luxuriante, les ruisseaux murmurent, les oiseaux chantent; les pins, les platanes, les térébinthes couronnent les monts, les vignes dorées pendent aux flancs des collines; mais les tristes amours de la dixième muse et de l'insensible Phaon, mais le promontoire de Leu- LES PÈLERINS DECRIENT.

Quant à moi, puisqu'aux lieux où je me trouve, chacun se plaît à oublier, qu'ai-je de mieux à faire que de me souvenir? L'heure est on ne peut plus propice à la méditation; le calme de la nature invite au tra- vail.

La pensée du voyageur qui trop souvent devance l'espace, aime aussi parfois à rétro- grader, à revenir sur ses pas , à mesurer la distance parcourue. Hier j'étais encore à Gonstantinople , achevant de visiter les mer- veilles de cette triple capitale et de ses splen- dides alentours: Les lettres qu'avant mon départ de Paris j'avais reçues du ministère des affaires étrangères et un pli particulier de mon ami Gaston Martineau des Clienez pour M.

Mes compagnons et moi , nous comptions sur une audience dont la politesse et la réserve habituelles en pareille circonstance eussent exclusivement fait les frais ; au lieu de cela, nous, simples pèlerins, nous avons été traités presque comme des per- sonnages ; l'illustre général Aupick nous a fait l'honneur de nous inviter à dîner.

Au point de la saison où nous sommes, la diplomatie déserte le faubourg de Péra ; toutes les ambassades habitent leurs villas d'été dans le Bosphore; c'était donc, non au palais de France bâti par mon confrère M.

Laurecisque, mais au palais de Thérapia que nous étions attendus. Je n'eus plus dès lors à regretter le sommeil qui, douze jours auparavant, avait clos ma paupière durant notre trajet par le canal de la mer Noire et celui de Constantinople. Ne me demandez donc pas même une simple esquisse de ce spectacle prodigieux, de ces mouvants tableaux à côté desquels tous les en- chantements des Mille et une nuits ne sont que de froides réalités.

Le Grand Seigneur se rend à ses kiosques du Bosphore dans des embarcations qui ne comptent pas moins de cent rameurs. Nous prîmes donc aux échelles de To- phana un large et robuste bateau à vapeur qui nous offrait toute garantie de voir et de changer de place sans inconvénient durant notre trajet de la Corne d'Or à Thérapia.

Ainsi sur la rive d'Europe la résidence de Dolma Baghtchè possède un kiosque revêtu au dedans et au dehors des plus riches porcelaines de la Perse, charmant édiûce de forme et de caractère entièrement oriental. En face, sur la rive d'Asie, est le palais jaune, Beylerbèy Se- rai, dont l'édification très-postérieure atteste des habitudes moins belliqueuses. Reportant nos yeux sur la côte d'Europe, nous voici de- vant ce palais blanc, Beschik Tasch, bâti par or- dre de Mahmoud, père du sultan Abdul-Medjid.

Beschik Tasch a coûté des millions à Mahmoud ; il est fait non de bois comme Bey- lerbey Serai , mais de pierres énormes ; il est de style italien, mais d'un style épais, dépourvu de la majesté que commandait le présent, étranger aux grâces monumentales du passé.

Non loin de là, s' enfonçant dans les terres, est le village d'Arnaut Keni derrière lequel est la délicieuse vallée de Flannour, où se cache le kiosque impérial dans lequel Abdul-Medjid a reçu au mois de juillet dernier M.

Ici à notre droite le paysage s'encadre dans les plus doux horizons: Nous côtoyons le bois de Boulogne, les Champs-Elysées de Constantinople , nous pas- sons devant les eaux douces d'Asie. Kandlîgeh s'enorgueillit encore d'une fontaine qui n'a certainement pas sa seconde ici-bas: La volonté d'un pacha a fait ciseler et incruster cet incomparable joyau pour la surprise d'un souverain que rien ne semblait plus devoir sur- prendre.

Au commencement de l'autre siècle, Achmet III avait prévenu son favori Hussein qu'il lui rendrait visite. Hussein-pacha, esclave géorgien devenu grand amiral par ses capa- cités autant que par le bon plaisir de son maî- tre , voulut que cette visite d' Achmet marquât éternellement dans les fastes de sa famille et dans l'histoire. Bourei qui dévora toute sa fortune le jour où le caprice lui prit de faire manger une pèche à S. Cependant notre pyroscaphe fendait rapide- ment les eaux bleues du canal soulevées par le vent d'orage.

Nous étions à la résidence d'été de l'ambassadeur de France , nous touchions au palais de Thé- rapia, donné à Louis XVI, roi martyr, par l'infortuné sultan Sélim , victime lui aussi, de la fureur révolutionnaire. Quoi qu'il en soit, les nuages s'a- moncelaient au ciel comme les lames à la sur- face de la mer, et c'était moins l'imminence de la tempête qui nous inquiétait que la menace des rafales dont nous avions grand'peine à nous préserver.

Neptune heureusement prit pitié de nos angoisses ; rameurs et pilote ai- dant, nous débarquâmes sains et saufs. La nature a prodigué ses faveurs à ce palais de Thérapia: La vigilance fran- çaise a préservé jusqu'à ce jour ce monument de l'incendie ; il me paraît assez vraisemblable que s'il eut eu pour hôtes des Turcs au lieu de JFrançais depuis le sultan Sélim, et à l'exemple de tant d'autres domaines impériaux , il aurait déjà brûlé deux ou trois fois.

Edouard Renaud, architecte, contrôleur des travaux de la ville de Paris , envoyé , en juillet , par le gouvernement, à Constanti- nople, avec mission d'examiner l'état du palais de Thérapia et d'apprécier les réparations dont cette résidence pourrait avoir besoin, a conclu dans son rapport à l'urgence d'ime reconstruction complète.

Il a été plein de cette grâce exquise , de celle affabilité délicate dont les femmes de notre pays , les grandes dames surtout, possèdent si bien le secret. Au dî- ner, M. Après quelques mots échangés sur les dernières nouvelles de France et sur les personnes auxquelles je devais mes lettres d'introduction, la conversation prenant un libre cours, a effleuré presque tous les su- jets à l'ordre du jour en Orient.

Pavenir aux yeux inquiets du présent, nous avions les uns après les autres hasardé nos opinions et nos remarques sur Gonstantinople et sur l'état actuel de P empire d'Abdul-Medjid, lorsque M.

Soldat diplomate , la mission de M. C'est pourquoi les observations et les études du ministre plénipotentiaire portent principalement sur les institutions et les ten- dances militaires de la Turquie ; c'est pourquoi le brave représentant de la France n'hésite pas à affirmer que les Turcs, aujourd'hui enrégi- mentés, disciplinés, vêtus pour ainsi dire, à l'eu- ropéenne , instruits par d'habiles officiers dont plusieurs sont nos compatriotes , entendent bien faire respecter l'intégrité de leur terri- toire, et, le cas échéant, tenir tête aux enva- hisseurs de quelque part qu'ils viennent.

Mais les vi- goureuses réformes du sultan Mahmoud , les bonnes intentions dont son fils Abdul-Medjid a dépose les gages en 4 , dans le hatti- schérifî de Gulhané , et les améliorations pro- gressivement introduites dans la condition des rayas, sont autant de preuves que la religion, partie intégrante de la politique en Orient , finira par compter la tolérance au nombre de ses préceptes.

Après le dîner il y a eu réception , chose fort rare à l'ambassade à cause des obstacles et des ennuis du voyage pour l'aller et le re- tour. Durant cette soirée qui se prolongea as- sez avant dans la nuit , j'eus encore l'occasion de m' entretenir plus particulièrement avec l'il- lustre général.

Pavais justement à offrir au Grand Seigneur mon livre sur les Monuments de Paris, On m'avait assuré qu'Abdul-Medjid aimait à accueillir , hommes ou choses , tout ce qui venait de France, et notre ministre plénipotentiaire , avec une bienveillance sans égale, était prêt à m' accorder son aide pour cette présentation.

Rien ne s'opposait donc à l'accomplissement de mon désir , rien qu'un usage antique et so- lennel dont je fus par bonheur prévenu à temps. A Gonstantinople comme dans toutes les autres capitales du monde civilisé, de nom- breux serviteurs font rempart au chef de l'État; je ne désigne pas par ce mot les ministres , les grands dignitaires , la noblesse ; je parle de ces légions d'huissiers, de majordomes, de la- quais" qui, là comme ailleurs, sous des qualifica- tions différentes, remplissent les escaliers, en- combrent les antichambres, gardent les couloirs et défendent les portes.

Il me fal- lut donc, bien malgré moi , renoncer à mon projet; ma bourse imposait silence à mon am- bition. Au point du jour les excursions qui nous restaient à faire nous défendaient de composer avec le sommeil.

Les croyances populaires s'accordent à répéter que sous cet ombrage presque millénaire. Depuis mon départ de Vienne ce platane de Buyuk-Dere. Quelques heures ont sufH à de vigoureux chevaux pour nous faire parcourir la foret de Belgrade, et les restes de cet aque- duc qui porte Peau à Ck nstantinople , monu- ment dans lequel se révèle la double majesté de Bome et de Byzance. Notre promenade a été variée par une pluie battante, conséquence de l'orage dont le Bosphore nous avait la veille offert les prémices ; mais nous n'avons eu garde de nous plaindre , car avec cette pluie réparatrice ont complètement disparu les cha- leurs meurtrières qui avaient accueilli notre débarquement à Constantinople.

Nos minutes étaient comptées , il nous tar- dait de revoir Stamboul. Les rameurs étaient fatigués ou trop peu nombreux ; leur lenteur se compliquait des désagréments signalés au début de cette lettre, quand soudain nous avi- sons et nous hélons un remorqueur. Notre retour fut de la sorte singulièrement abrégé, si bien que nous eûmes encore Iç temps de nous rendre le même jour jusqu'à l'extrémité de la Corne d'Or, de faire un pè- lerinage aux eaux douces d'Europe , délicieuse vallée maintenant presque déserte.

Débarqués à notre tour après tant d'autres sur le sol de cette cité qui fut au- trefois Chryso polis, la Ville d'Or, aujourd'hui encore très-peuplée , très-riche en monuments et très-florissante , quoique déchue de son an- cienne grandeur , nous sommes montés à che- val et nous avons gravi les escarpements suc- cessifs qui mènent au plateau connu sous le nom des Trois Arbres et d'où l'on découvre un panorama sans pareil.

Dans toutes les directions, les châ- teaux y les maisons de plaisance , les villages ,. Spectacle incessamment mouvementé et par conséquent toujours nouveau! Il n'est pas de charme qui ne finisse , pas de réunion que le temps ou les circonstances ne dispersent. Jusque-là nous avions vécu à Constantinople en si nombreuse compagnie de Français qu'à peine nous étions-nous aperçus que nous étions à plusieurs centaines de lieues de notre pays. Le moment du départ fut pour notre société celui du démembrement.

Er- nest Chaude et un ami de mon frère , M. Maîtres de -leurs loisirs , au contraire , MM. De part et d'autre les résolutions étaient dé- finitives, et. La semaine qui finit a certainement été, mon cher Horace, une des plus intéres- santes et des plus accidentées de mon voyage. Je viens de traverser ces Cyclades où l'anti- quité a répandu à pleines mains les trésors de sa fantaisie et de son histoire. Les héros de la mythologie et les hauts barons des croisades, ce mélange de paganisme et de catholicité , ces nobles ruines , ces fières armures , ces blasons sans tache, en m'inspirant une admiration pro- fonde, ont augmenté mes regrets de ne vous point compter au nombre de mes compagnons, de ne pouvoir partager avec vous un enthou- siasme que vous êtes si bien fait pour com- prendre et pour exprimer.

Vue de près ou de loin, Smyme conserve obstinément son caractère oriental: A Smyme, comme presque partout en Orient, même sur les paquebots, les Turcs vivent d'un coté et les Francs de l'autre: Si nous eussions été moins pressés par l'heure, quel plaisir c'eût été pour nous de visiter en détail les bazars , les boutiques , les endroits sans nombre où se débitent ces ma- gnifiques étoffes de soie, principalement ces riches tapis si peu coûteux en proportion des nôtres et qui jouissent d'une si juste célébrité en Occident!

Mais l'intérêt artistique et histo- rique dominait chez nous tous les autres, ei sans plus penser à l'industrie locale, nous nous mimes en quête des antiquités que Smyme pouvait receler encore. Dans ce but, nos re- cherches devaient porter sur la haute ville, la ville turque que commande une forteresse en ruine dont les Génois, dit-on, furent les édi- ficaleurs.

Sur les ordres que je venais de donner à notre guide , j'imaginais donc qu'on allait amener tout sellé, tout bridé pour cha- cun de nous, un beau cheval persan ou turco- man, à la flamboyante prunelle, à la longue crinière flottant au vent ou balayant le sable.

Il n'y avait pas à choisir: Je ne sache pas qu'il reste en cette enceinte autre chose du passé. En revanche, nous avons eu maintes fois à nous garer des caravanes de chameaux arri- vant du désert et mon regard a vainement cherché au milieu de ces sobres quadrupèdes les beaux chiens dont on fait si grand cas chez nous, ces lévriers de Syrie dont M.

Quoi qu'il en soit, ce que je venais de voir dans le quartier mahométan m'avait si médio- crement enchanté que je me permis d'élever des doutes sur la fortune de ces Turcs vi- vant à la manière des anciens rois pasteurs , sous la tente , car leurs murs de bois percés de lucarnes sans style ne valent guère mieux que des clôtures de toile.

Les pachas, en effet, imbus de notre maxime: Le dernier spectacle que nous a donné Soiyme, spectacle qui jusque-là ne nous avait point été offert, a été celui d'uB marché d'es- claves. Je ne me vante pas d'être négro- phile ; la sensiblerie est, à mon sens un des travers les plus bouffons de ce monde; mais je confesse qu'il m'a été impossible de contempler, beaux ou laids, ces êtres humains qui ne de- mandent qu'à être moralises, instruits, éclaires comme d'autres le sont tous les jours: HQ ma justice se soient insurgées contre cet eflroya- ble omnipotence que Phomme a pu s'arroger sur ses semblables.

On m'a dit que les musul- mans avaient seuls le drok d'acheter des es- claves ; je crois celte assertion inexacte, mais il m'importait, il m'importe encore assez peu d'approfondir un tel sujet.

Douze heures après le débarquement à Smyme , notre petite caravane réduite à trois personnes: Ernest Chaude, le capitaine Saroldi et moi, bien résolus celte fois à ne plus nous quitter jusqu'à la fin du voyage, notre petite caravane, dis-je, reprenait la mer.

Nous étions voués, paraît-il, aux paquebots autri- chiens: La mission, qu'avant de quitter Paris, j'ai reçue de M. J'ai donc renoncé, non sans regret, à cette partie si importante de ma mission et de mes études, et voici que, pour m'arrachera mes préoccupations, Vltalia nous entrsdne en plein Archipel.

Grâce à la longueur des jours et à la brièveté des nuits, presque toutes les tles en vue desquelles passe notre navire se présentent à nous avec ce rayonnement de la nature que rien ne saurait leur faire perdre, et avec ce que leur ont laissé les dernières conquêtes.

Sous la restauradoDi cette cause sonore des Hellènes a remué toute l'Europe: L'expédition de Morée a été une des dates belliqumises de cette chevaleresque époque. Gomme dernier exploit , la flolte ottomane a été détruite à Navarin par les puissances com- binées. Mais du fond de la vieille Europe, voles par l'imagination aux rivages de l'Asie -, suivez l'exemple de Napoléon qui, après chaque victoire, parcourait le champ de bataille, et puis concluez I Quant à nous , entre toutes ces îles de l'Ar- chipel, examinons seulement celles que l'on peut distinguer du pont de PTtalia, âcio , dont l'abondance des produits avait fait l'apanage de la sultane mère , ayant pris part à l'insurrection grecque , a subi en i les terribles représailles de Mahmoud et le nombre des habitants a diminué des neuf dixièmes.

Ainsi partout en cet endroit du monde, la guerre, sous quelque étendard qu'elle ait sévi, a été un fléau. Au résumé je me demande si cette destruction de la flotte ottomane, dont l'Europe s'est tant réjouie, a été un acte bien équitable, surtout bien logique? Je me demande si cette extermination navale a beaucoup avancé ou plutôt si elle n'a pas singulièrement compromis la solution de ce logogriphe qu'on appelle la question d'Orient? Il est quatre heures du soir et nous sommes à Rhodes.

Salut à tous fières et héroïques ombres des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem! C'est pourquoi, entrés à Rhodes, nous remîmes au lendemain les affaires sé- rieuses, c'est-'à-dire l'examen des richesses ar- cAiitectoniques, guerrières ou religieuses que renferme encore cette, île.

Délivrés de ce souci, il nous en restait un autre, celui d'un restaurant. Le capitaine Saroldi , M. Les délicats sont malheureux. L'heure n'étant pas encore trop avan- cée, nous nous rendimes chea notre consul, M.

Le café nous fut offert avec une cor- dialité parfaite, puis nous allâmes faire un tour au bord de la mer, et je dois dire que les renseignements qui nous fhrent fournis par M.

Prusse, durant cette promenade aux étoiles, nous inspirèrent un médiocre désir d'habiter cette fameuse île de Rhodes. Si le pain, les fruits et les légumes, quel- que chose , en un mot , d'assez semblable au régime monacal ne suffit pas à votre ordinaire , si vous voulez vivre à l'européenne et voir fumer sur votre table les mets succulents et les rôtis dorés , il vous faut acheter, moyen- nant des sommes exorbitantes ces raffinements de la civilisation. Telle était l'opinion de M. Notre consul ajoutait, j'ai hâte de le dire, que ces inconvénients de la vie matérielle étaient amplement rachetés pour l'artiste, l'érudit, l'archéologue, par les enseignements, les surprises et les décou- vertes dont ce sol belliqueux fourmille.

C'est à Rhodes, si je l'en crois, que les fouilles seraient profitables à l'histoire. La chrétienté et l'art, si de pareils travaux s'exécutent jamais, auront également à s'en applaudir.

Les anciens hôtels qui bordent cette voie se distinguent aisément des constructions postérieures. Ces hôtels, ouvrages des che- valiers, n'ont jamais plus de deux étages surmontes d'une terrasse; leur architecture est austère, une grande simplicité de style les caractérise.

Pour avoir été élevés en plein féodalisme, ces demeures ne se ressentent ni de la légèreté délicate du moyen âge, qui florissait alors , ni des gracieux contours de la renaissance , qui devait suivre. Sauf les encadrements des fenêtres et des portes , nulle part on ne rencontre de sculptures au droit de ces lourdes façades brunies par le temps.

Nobles et pré- cieux écussons , en vérité! Nous allions des uns aux autres , suivant la direction des lignes , qui nous enseignaient les couleurs et les métaux , reconnaissant les tours , les fleurs de lis, les besans, et surtout les merlettes, irrécusable signe du pèlerinage en terre sainte.

Il n'est pas , j'en suis sûr , une seule des grandes familles de l'Occident, même parmi les dissidentes, qui ne s'enorgueillirait de compter le blason de ses ancêtres, dans ces ccus de marbre qui disent en leur belle langue héraldique à l'étranger, au chrétien: A Textrémité de cette voie sacrée se découpe sur le bleu du ciel une ogive immense, arc de triomphe chrétien servant de vestibule au lieu qui devait être la place d'Armes.

Là encore ce ne sont que débris, pierres éparses , arcs-boutants qui regrettent leurs archivoltes. A gauche est la basilique de Saint-Jean où les grands neutres obtenaient les honneurs de la sépulture et qui a dû être d'une magnifi- cence extrême dans son édi6cation et dans ses ornements, si j'en juge par les vestiges de dorures qui çà et là scintillent comme des étoiles à son plafond.

La basilique de Saint- Jean est aujourd'hui une mosquée ; là comme à Sainte-Sophie de Gonstantinople et comme dans toutes les églises chrétiennes soumises à la règle de l'orientation, le maître autel ou ce qui en tient lieu a été changé de place et mis de travers dans la direction de la Mecque. L'hôpital est devenu un grenier d'abondance et le gouverneur du sultan n'a eu aucun scru- pule de loger son sérail dans l'ancien palais des grands msutres.

On nous a montré encore, sons prétexte de musée ou d'arsenal, je ne sais quel magasin qui n'est à mon avis qu'un vulgaire dépôt de bric-à- brac, de casques déformés, d'armures de toutes époques, de haches , de hallebardes et de mé- chantes rouillardes qui ne valent certes pas la peine qu'on en dresse l'inventaire. Parlons des remparts, à la bonne heure! Que me reste-t-il à constater? Il y a plusieurs ports à Rhodes: Je ne le pense pas, et très-volontiers j'incline à placer le colosse sur le môle qui sépare ce premier port d'un se- cond où les navires étaient encore plus à Tabrî, et je m'explique sans trop de peine que les vaisseaux aient pu passer toutes voiles au vent entre ses jambes.

Les galères du temps de Pline ou de Plutarque n'étaient pas précisé- ment des trois-mâts. Notre trois-mâts autrichien, c'est-à-dire notre pyroscaphe, a quitté le port de Rhodes: Vltalia est en pleine mer. Depuis ma sortie des Dar- danelles je n'avais eu que des éloges pour cette Méditerranée que je retrouvais aussi calme. Le pyroscaphe bon- dissaity culbutait de bâbord à tribord ; force avait été de recourir à tous les grands moyens et de hisser les voiles afin d'accroître l'énergie de la machine.

La tempête que nous venons d'essuyer et la rade peu sûre qui sert de lit à notre na- vire m'ont suggéré une vive incertitude sur un point pourtant non contesté de notre histoire. Je ne comprends pas comment saint Louis , parti d'Aigues-Mortes avec sa flotte au mois d'août , a pu prendre ses quartiers d'hiver devant Chypre , pour n'aller que l'année sui- vatite, faire le siège et la capture de Damiette. Vltalia avait été notre h6tel dans le port de Rhodes ; it était difficile qu'elle ne nous rendît pas encore le même service dans la rade assez inhospitalière où nous faisions une halte.

Louis XIV ou de ses petits-fils. Des- cendus à terre , nous ne cherchâmes pas , mes compagnons et moi , à résoudre ce problème mythologique; le capitaine Saroldi venait d'aile leurs de donner un autre cours à nos idées en demandant , au premier cabaret ouvert sur la route, une bouteille de cette liqueur aussi parfumée que vermeille, qui est le vin du crû. J'examinai la pièce , elle portait l'effigie du roi Charles-Albert, et, sur l'invitation que me fit M.

Saroldi de prendre connaissance de l'exergue , je lus ces mots en signes abrégés: Je n'avais pas achevé que le capitaine reprenait: Vous n'êtes pas en eftet sans avoir vu Zaïre à la Co- médie Française; vous vous souvenez certaine- ment de M. On sait comment la fa- mille de Lusignan, mise en possession de la couronne de Chypre par Richard! Postérieu- rement à cette renonciation et à la conquête des Turcs, une héritière du nom de Lusignan s'étant aillée à un duc de Savoie, les rois de Sardaigne conservent depuis cette époque des prétentions à la souveraineté de Chypre et de Jérusalem.

Un spécula- teur sarde imagina donc un jour de faire à Chypre une ample cargaison de vins et de dé- barquer sur les c6tes de la mère patrie sans vouloir compter avec l'octroi. Mais comme les finances royales auraient trop perdu au maintien de cette supercherie patriotique, il fut entendu pour l'avenir que l'île de Chypre ne faisait partie des États du roi de Sardaigne que sur les marenghini. Nous levâmes la séance. Chaude dési- reux, malgré la chaleur, de gravir les cimes du mont Olympe, loua un mulet et un Chy- priote afin d'exécuter son aventureuse ascen- sion.

Le capitaine Saroldi et moi nous nous mîmes à courir la ville et à acheter, au plus bas prix possible, des médailles et monnaies frustes pour ceux de nos amis qui, mieux doués que nous, ont l'avantage d'être des nu- mismates. Ruines de Balbeck, 20 septembre. Une fantaisie de voyageur vient de me pren- dre, mon cher frère, et loin de combattre ce qu'elle a peut-être d'insolite, je vais au-de- vant de cette folle idée et m'empresse de lui obéir.

Depuis que je t'ai quitté j'ai noirci du papier un peu partout: Notre tente dressée sous un palmier cen- tenaire nous protège contre les derniers rayons du soleil ; des chapiteaux de colonnes aux trois quarts ensevelis dans le sable , nous servent de siège; des fragments de sculpture entremêlés de plantes rampantes font, sous nos pieds, FofBce de tapis: Nous sommes en pleines ruines: Nous nous reposons au milieu des marbres et des granits cyclopèens qui marqueront jusqu'à la fin du monde la place où fut Balbek, cette cité dont l'origine est si ancienne que les historiens ont renoncé à suivre sa trace dans la nuit des temps.

Un fragment de frise de Pancien temple du Soleil me tient lieu de pupitre. Chaude , et moi, nous avons dit adieu à Vltalia qui nous a débarqués à Beyrouth. Telle fut pourtant mon heu-, reuse chance. Je courais au hasard sur le port, lorsqu'à Pimproviste ma main est serrée par une mainamic, celledeM.

Mon intimité avec Walbezène a rendu plus affectueux encore, s'il était possible, l'accueil que nous a fait, à mes compagnons et à moi , M. Lîi prolongation de notre séjour en cette ville a eu pour cause , moins les prépa-r ratifs de notre pèlerinage en terre sainte, que les prévenances, de tout genre dont nous avons été Tolyct.

Camille Eogier, non mcHus passionné pour la peinture que pour les voyages. Après une première et longue exploration faite en Orient avec son ami M. Gérard de Nerval, qui tenait la plume tandis que lui maniait le crayon, M. Camille Rogier, revenu en France, n'a point tardé à ressentir l'irrésistible besoin de revoir ces lieux qui avaient ouvert à sa fan- taisie un champ si fécond et si vaste.

Les fonc- tions que Partiste remplit à la poste lui lais- sent d'ailleurs toute latitude pour se livrer à ses contemplations et à ses goûts. Ca- mille Rogier s'occupe beaucoup moins des dépêches que de ses croquis et de ses ta- bleaux. On parle ici, avec les plus grands éloges, d'un album dont il a fait hommage aii Àultan, et qui renferme les scènes les plus va- riées et les costumes les plus pittoresques que l'on rencontre dans le curieux et mouvant empire d'Abdul Medjid.

Rétrogradons seulement de dix an- nées , en i , Beyrouth , bombardée pen- dant plus d'une semaine, s'écroulait sous les boulets et les obus de l'Angleterre. Sans sortir de Beyrouth, quel est à l'heure où j'écris l'aspect de cette cité? Les maisons en bois sont moins nombreuses qu'ailleurs ; en revanche, les con- structions de pierre sont plus répandues, les rues étroites afin que le soleil y pénètre moins facilement , sont parfois bordées de trottoirs.

Aux angles de presque tous lés carrefours se tiainent, comme en Italie, des débitants de li- monade ou autres boissons rafraîchissantes. Les auvents et les persiennes sont générale- ment remplacés aux fenêtres par des paillas- sons d'assez piteuse mine , qui ont du moins l'avantage d'intercepter Tardeur trop sou- vent immodérée de la température.

Mais le siècle n'était point encore fini et Saladin rentrait dans la conquête de ses aïeux, qui, dix ans plus tard, en ii97, redevenait tributaire des croisés , vainqueurs de Malek-Adhel. Durant les âges qui suivi- rent, ce fut le tour des Druses à occuper Be- ryte, dont l'émir Fakreddin fit sa résidence de prédilection et où il périt en soutenant le siège de sa capitale contre Amurat IV, siège décisif, car à dater de ce jour la ville n'a point cessé d'appartenir aux Turcs.

Chaque matin donc, durant les quatre jours de notre station à l'hôtel de l'Europe, notre porte était littéralement assié- gée- par des guides, conducteurs , drogmans de toute nationalité , de toute religion et de tout âge. La silhouette d'un de ces coureurs d'aventures est obstinément restée dans ma mémoire.

A Paris, on aurait pris cet écuyer pour un Grec à la façon de Franconi ou des bals masqués de l'Opéra; en Syrie, c'était un Grec pour tout de bon, un Grec aussi beau parleur qu'il afBchait de prétentions à être beau fils. En cette délicate occurrence et au caressant murmure des paroles dorées de l'Hellène, Vir- gile me vint en aide , je me souvins du cheval de TrbK et du grand prêtre Cal chas , et je me gardai d'autant plus de traiter avec ce des- cendant de Danaûs , que ses propositions étaient plus engageantes.

Entre les innombrables compétiteurs, deux cependant ont su conquérir nos bonnes grâces et gagner presque notre confiance: Traitez-vous avec Tun ou l'autre de ces entre- preneurs en babouches et en turban, mettez bien comme on dit vulgairement chez nous les points sur les i; prévoyez tout, même l'impré- vu, et tenez -vous pour certain que quand vous croirez n'avoir rien omis, fussiez-vous rompu à toutes les finesses du barreau, à tou- tes les subtilités de la chicane, fussiez-vous le plus endurci des basochiens, le plus rafGné des procureurs, vous courrez encore risque d'être la dupe de ces enfants de la nature et de Ma- homet.

L'illustre maréchal Bugeaud disait dans une de ses proclamations aux tribus révol- tées de l'Algérie: Le reproduction de cette pièce n'est peut- être point ici hors de propos; après nous avoir été si utile à nous-mêities , elle pourra bien servir à d'autres.

Pigeory, Chaude et Saroldi à Balheck, Damas , Jérusalem et les alentours par la route qu'ils proféreront. M 2" Abdallah se charge de fournir sans exception tous les objets indispensables: Abdallah devra, en conséquence, se faire accompagner par le nombre de serviteurs qu'il croira utile, et cela sans augmentation de prix, sous quelque prétexte que ce soit.

Pigeory, Chaude et Saroldi auront toujours le droit de désigner l'hôtel ou le gîte où il leur plaira de séjourner ; tous les frais de logement , nourri- ture et autres analogues seront à la charge d'Abdal- lah.

Si la halte s'effectue dans un couvent, Abdallah donnera aux religieux l'équivalent ou à peu près de ce que le séjour aurait coûté ailleurs. Cette indemnité sera réduite à deux cents piastres pour le cas où un seul des voyageurs demeurerait avec les guides; elle ne sera que de cent piastres si ces mêmes guides continuent leur route avec deux voyageurs.

Subsi- diairement , si au lieu de se séparer des guides à Jérusalem , on ne renonce à leur service que sur Tun ou Tautre point de la côte dans la direc- tion de Beyrouth , l'indemnité énoncée ci-dessus sera proportionnée à la distance parcourue et à celle qui resterait à parcourir pour atteindre Bey- routh.

Félix Pigeory , Chaude et Saroldi paye- ront à Al dallah chacun la somme de soixante-quinze piastres par jour dix huit francs environ , soit deux cent vingt-cinq piastres pour eux trois: Courir au consulat de France et demander à M.

Ma satisfaction fut grande lorsque que je sus que parmi ces compatriotes se trouvait M. Interrogeant mes souvenirs, je crus alors me rappeler que ce nom avait autrefois frappé mon oreille à l'École des Beaux-Arts, et que l'homme qui le portait , bien que plus jeune de quelques années, s'é- tait assis sur les mêmes bancs que moi dans l'atelier de M.

Je ne me trompais pas. Le lendemain , Abdallah me conduisait à Phôtel de Bellevue, et je reconnaissais Muller malgré son costume oriental: C'était bien la stature haute et un peu grêle, la tête blonde et pâle que m'avait retracées ma mémoire. Puis, avecTépan- chement et Tabondance si naturels aux tou- ristes , il me raconta son itinéraire à travers l'Allemagne , sa descente du Danube , son voyage ù Constantinople ; la route qu'il avait suivie était aussi la mienne.

Charles Mulier m'ayant précédé de quelques semaines en Orient, m'avait aussi devancé dans le pèlerinage de Jérusalem ; il me parla avec l'enthousiasme du chrétien et de l'artiste des lieux qu'il avait parcourus et que je me dispo- sais à aller voir.

Il parlait encore et je l'écoutais avec l'avi- dité d'un voyageur à la veille de courir les mêmes destinées et les mêmes aventures, quand le pas d'un cheval se fit entendre dans la cour. Stribeck, et le trouvant plus affaissé que les jours précédents , il dit tout bas à ses amis: Mùiler m'a serré la main , et nous nous sommes séparés, lui pour prendre le paquebot qui doit le porter de Beyrouth à Alexandrie, moi pour suivre par terre une partie du littoral de l'Asie Mineure.

Beyrouth et ses décombres visités sans, pour ainsi dire, en rien omettre: Au moment du départ quelle joie était la mienne: A quel- ques kilomètres d'Éden est le plateau sur le- quel croissent ces fameux cèdres chantés par Racine y et au milieu desquels le patriarche des Maronites vient, chaque année, le jour de la Transfiguration , célébrer l'olBce divin.

Je me promettais de me reposer à F ombre de ces arbres bénis. Enfin tous les préparatifs terminés , toutes les affaires réglées d'un parfait et commun accord, notre petite caravane s'est mise en marche le mercredi 18, à onze heures du matin, par un beau soleil, et -foulant peut- être, aux portes de Beyrouth, l'endroit où, suivant quelques auteurs, Jésus fit entendre sa parole rédemptrice.

Abdallah et Achmet, tous deux montés sur de l'obustes chevaux arabes , tenaient la tête de la colonne. Notre principal drogman , Abdallah , est un jeune homme de vingt-huit ans au plus ; tout Druse qu'il soit , il est costumé en véritable Osmanlis: Le brun de son acoutrement est heureusement varié par les tons éclatants d'une ceinture de cache- mire qui laisse voir les crosses de superbes pistolets.

La carabine d'Abdallah joue sur sa selle, qui est arabe de même que ses étriers. Achmet est, ou peu s'en faut, de la même taille et du même âge qu'Abdallah ; s'ils ne sont pas aussi, comme les bergers de l'églogue, Arcadiens tous les deux. Arcades ambo, on pourrait au moins s'y tromper. Derrière Abdallah et Achmet, si parfaite- ment à l'aise et si pittoresques dans leur né- gligé oriental, nous venions nous autres, tra- vestis plutôt qu'habillés, tant notre attirail et nos vêtements d'Européens, notre tenue de pèlerins surtout, étaient grotesques en com- paraison de la n ise de nos drogmans turcs.

Qu'on imagine donc deux Français affublés de bardes occidentales , avec des lambeaux de toile sur leurs chapeaux, des serviettes leur cachant la nuque et leur descendant sur les épaules, puis, dominant le tout, de vastes, de grossiers parapluies , afin de combattre les meurtriers rayons du soleil. Je fais une ex- ception en faveur de mon ami le capitaine Saroldi , parce que chez lui le guerrier perçait encore sous le pèlerin , et que , moins bour- geois que nous antres , il n'avait pu se résou- dre à obéir rigoureusement aux exigences du climat.

Les officiers de S. La taille du jeune capitaine est élancée et bien prise ; sa barbe et ses mousta- ches n'ont rien à envier à la barbe d'Abdallah ou aux fines moustaches d'Achmet; une belle ceinture de maroquin rouge retient ses pisto- lets couverts de nielles et de ciselures; son feutre grîs s'ombrage sous une large écharpe aux couleurs orientales jaune , blanc et rouge ; sur ses épaules , est retenu en bandoulière un fusil de Lepage.

Après nous trottent les trois mules char- gées de bagages. Trois moukres, Mustapha, Amuratchi et Mahmoud, montés sur des ânes, ferment la marche. Quelques heures après notre départ, nous gravissions déjà les premières rampes du Li- ban: Vers six heures, la daitigne commençait à nous gagner ; je parle de mes compagnons et de moi , non de nos goides y qui très- volontiers aaraient poorsoivi lear route.

Justement Tendroit où nous noos tronyions était rafraîchi par une source ; nous étions à une légère distance de Behamdoun. La tente fut aussitôt dressée: Nous venions ainsi d'établir ce qu'on nomme, en langage local, notre Âan, Les Romains de la décadence se parta- geaient entre le lit et la table , ou plutôt le lit et la table ne faisaient guère qu'un chez eux.

Ce soir-là y nous nous conduisîmes en vrais. Romains du règne d'Héliogabale: IJ était trois heures quand Abdallah crut devoir nous éveiller; Acbmet préparait gra- vement le café, les moukres pansaient les che- vaux; à quatre heures et demie nous étions en. Nos pa- rapluies étaient pour le moment des objets su- perflus. La fraîcheur du matin, la vivacité de Pair étaient telles que nos écharpes et nos ser- viettes, roulées autour de notre cou, suffisaient à peine à nous garantir des vapeurs humides.

Nous avions même si grande hâte de sortir de ce Liban , dont nous descendions le versant occidental , que sur nos ordres et afin de ne pas perdre de temps, les moukres ont pris les devants avec tous les bagages. On achevait la moisson lors de notre pas- sage à Malaca, et ce fut presque un événement pour- ces bons moissonneurs des deux sexes que.

J'ai vu alors sortant de terre d'un mètre au plus sur une largeur de 80 centimètres, et une lon- gueur de 20 mètres environ, une sorte de voûte en dos d'âne. Cette voûte était recou- verte d'une serge, une portîbn en fut rele- vée avec respect aOn que, si tel était mon sentiment, je pusse m'agenouiller et baiser la pierre.

Les Orientaux se persuadent, je ne sais pourquoi, que les Européens sont tous médecins. Une femme nous accoste donc: C'était le mari, je suppose. De plus habiles que nous y auraient perdu leur science ; j'envoyai chercher à notre kan du thé et du sucre , je prescrivis une infusion bien sucrée et bieb chaude, et si le moribond est encore de ce monde, j'ai le droit de dire avec le médecin de Charles IX , ce digne Ambroise Paré: Nous avions à notre gauche le Liban, à notre droite l'Anti- Liban, double chaîne de monts aux flancs des-.

Par malheur le mirage ne durait pas long- temps. Au fur et à mesure que l'on s'approchait de ces formes en perspective si idéales , toute illusion s'envolait. C'est là encore , j'ai eu l'occasion de le dire et je le répète , le revers de la médaille pour quiconque s'aventure dans les pays levantins. La réalité nous attendait à notre entrée dans ce village, qui a nom Thalia: Quant à nous , le soleil eût-il été voilé de nuages, nos estomacs nous auraient parfai- tement indiqué le point qu'il occupait au firmament.

A onze heures il est bien per- mis de penser au déjeuner. Grâce à son élégance naturelle et aux avantages de son costume, le capitaine Sa- roldi attirait sur lui les regards de cette foule qui ne prêtait à mon second compagnon et h moi qu'une attention des plus médiocres. Pour que notre capitaine ne s'enorgueillit pas trop de son succès, je lui fis sans désem- parer une concurrence que je prévoyais de- voir être victorieuse.

Pes cigares aux liommes, des bacchis aux enfants et aux femmes, nous obtinrent soudain des prévenances et une curiosité au moins égales à celles dont M. Sa- roldi était l'objet. Notre départ fut un deuil public pour Tbalia: Je n'avais point encore assisté pour mon compte à un tel concert de salamalecs.

En quel âge lointain de semblables monu- ments ont-ils été érigés? Quelle taille avaient les hommes qui ont superposé les uns au-dessus des autres ces blocs de marbre et ces masses de granit , ces colonnes qui ressemblent plutôt à des tours et qui portent encore sur l'acanthe de leurs chapiteaux des fragments d'architraves itippelant avec leur verdure les jardins sus- pendus de la reine de Babylone?

Ces co- lonnes ne sont-elles pas un perpétuel défi jeté au néant pai' le génie humain? Bal- beck, autrefois Héliopolis, forme, au penchant d'une colline, mx vaste rectangle circonscrit par un mur énorme. On croit y reconnaître des constructions antédiluviennes. Les styles grecs et romains épars çà et là ajoutent en- core au désordre des idées et à l'incertitude des dates.

Un fait hors de doute, c'est que ce temple , converti plus tard en église par Théodose , resta affecté au culte du vrai Dieu jusqu'à la conquête des Arabes. Des iûscriptions plus ou moins bien burinées ne sont pas toujours un certificat d'origine. Les noms et les dates ne manquent point en effet sur les parois de l'antique sanc- tuaire d'Héliopolis ; mais je ne pense pas que ce soit avec ces noms et ces dates que Balbeck puisse.

Qu'on en juge par ces lignes que j'ai transcrites entre un nombre infini d'autres: Les adorations idolâtres flétries par la Bible ont-elles eu des autels dans Héliopolis? Le paganisme et son Olympe de vices et de vertus y ont-ils régné sans partage? Grandes questions dont la ré- ponse est à jamais, sans doute, ensevelie dans les ténèbres du passé! Mais pour ébranler ces formidables assises, pour faire chanceler ces frontons, pour renver- ser et entasser pêle-mêle ces frises, ces corni- ches, ces architraves, il a fallu autre chose que le choc des barbares , que les efforts réitérés des catapultes et du canon, autre chose que le temps lui-même , ce lent mais inexorable dé- molisseur.

Autant et plus que d'autres je suis resté en extase devant ce Saint-Pierre de Rome, basi- lique immense dans laquelle le bras du géant qui se nommait Michèl-Ange a donné le Par- thénon pour piédestal au Panthéon ; j'ai foulé le pavé des temples de Balbeck, et leurs fûts de co- lonnes gisantes dont mes bras ne suffisaient pas à étreindre le diamètre ; j'ai mesuré les masses de granit ou de marbre que les architectes de ce temps-là plaçaient au sommet de leurs édifi- ces sans plus de peine que nous couronnons aujourd'hui les nôtres de balustres ou d'acro- tères ; j'ai examiné , j'ai touché tout cela, et, l'avouerai-je?

Cependant mes compagnons m'avaient re- joint, nous parcourions ensemble ces ruines majestueuses, nous nous rappelions avec un juste orgueil la bataille d'Héliopolis. Sur ces entrefaites, le Turc et le Druse, nos guides, plantaient au pied d'un palmier centenaire la tente d'où j'ai écrit cette let- tre, où nous allions prendre notre frugal re- pas du soir et goûter le repos de la nuit. A côté de ces merveilles qui m'avaient si pro- fondément ému, avec lesquelles je n'avais plus que peu d'heures à vivre, car le lendemain j'allais m'éloigner d'elles pour ne les plus ja- mais revoir , dans le voisinage de tant de trésors architectoniques , il m'a semblé que c'eût été outrager l'art que passer sans les admirer encore les courts instants qui me restaient.

Cette nuit au milieu de Balbeck me remit en mémoire une des mélodieuses pages des Méditations: Gomme Fastre adouci de Tantique Elysée, Sur les murs dentelés du sacré Colisée , L'astre des nuits, perçant des nuages épars , Laisse dormir en paix ses longs et doux regards ; Le rayon qui blanchit ses yastes flancs de pierre En glissant à travers les pans flottants de lierre , Dessine dans l'enceinte un lumineux sentier ; On dirait le tombeau d'un peuple tout entier, Où la mémoire errante, après des jours sans nombre.

Dans la nuit du passé, viendrait chercher une ombre. Ici, de voûte en youte élevé dans les cieux. Le monument debout, défie encor les yeux ; Le regard égaré dans ce dédale oblique, De degrés en degrés, de portique en portique. Parcours en serpentant ce lugubre désert, Fuit , monte , redescend, se retrouve et se perd. Si je ne me trompe, Josèphe, l'historien des Juifs, raconte quelque part que Damas , bâtie par Hus , fils d'Aram et petit-fils de Sem , prit plus tard la dénomination de Damascus , qui lui fut maintenue par les Romains et qui pro- viendrait, pense-t-on , du nom d'un esclave d'Abraham, qui Pembellitet l'augmenta.

Il y a une vingtaine d'années le chrétien voyageur n'aurait eu garde de se hasarder a cheval sur le territoire damasquin ; l'âne était la seule monture qui nous fût permise , et en- core devions- nous, avant d'entrer en ville, mettre pied à terre et conduire notre humble coursier en laisse.

Tant il est vrai qu'il y a des cités au monde dont la physionomie se trans- forme, mais dont le caractère reste le même. Damas, en effet, a joui, durant toutes les pé- riodes, du privilège d'être une métropole: Nous comptions sur le mouvant tableau que ne pouvait manquer d'offrir à nos regards cette enceinte guerrière qui ne renferme pas moins de cent cinquante mille habitants ; nous allions admirer sur notre passage les établis- sements nombreux où le commerce et le luxe de l'Asie et de l'Inde se plaisent à étaler leurs richesses.

Tels étaient à mes compagnons et à moi nos rêves moitié souriants et moitié som- bres, lorsque déjà nos coursiers avaient fran- chi ce qui reste des fortifications.

Par pru- dence, chacun de nous se disposait à des- cendre de cheval ; d'un geste Abdallah nous fit comprendre que celte précaution était su- perflue. Nos guides toutefois eurent, ainsi que nous, leur contingent de surprises. En pareille occurrence , le plus sage pour nous était de gagner promptement notre hôtel ; c'est ce que nous avons fait, quitte à demander plus tard le mot d'une énigme que nous ap- prendrons toujours assez tôt.

L'ascétisme mahométan qui règne à Damas se reflète, on l'imagine bien , dans les moin- dres détails de la vie ordinaire , et par con- séquent dans les constructions. Rien n'est plus triste, plus silencieux, plus complètement arabe que les façades, ou plutôt les murs faits de briques ou de bois recrépis de boue, et çà et là, seulement percés de quelques trous, qui bordent les voies et les places publiques.

Au dehors, l'hôtel où nous sommes ne diffère que par très-peu de chose de ce style général d'ar- chitecture. La cour de notre caravansérail, entière- ment pavée de marbre blanc et noir, est enrichie au centre d'un bassin quadrangulaire en marbre blanc surélevé d'environ un mètre: Une charmante gazelle vient fami- lièrement vous lécher les mains comme la biche de Geneviève, ou se désaltérer à la fontaine , pareille au cerf du psaume: Feluti desiderat cervus ad fontes aquariwi.

Sur cette cour ombragée de palmiers, de citronniers, de térébinthes, donnent toutes les pièces de l'hôtel; on nous en avait proposé une qu'on nomme la chambre fraiclie à cause du petit bassin de marbre dont elle est ornée, et qui sert aux ablutions mahométanes ; l'appréhen- sion des rhumatismes nous a fait décliner ce surcroît d'honneur.

Un immense divan meuble cette salle, et au milieu, sur une table couverte d'un tapis , est un registre constamment ou- vert pour les besoins ou les observations des voyageurs. Le corps ressent alors un frémissement, une vibration, qui rend toute pensée difficile. Si le coeur vous en dit, venez me rejoindre  Poupee, accom…. Je me appele Tanya, je aime les belles rencontres, les moments de complicité….

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Un ou deux postillons, et dans certaines circonstances le capitaine lui-même, font aux alentours une battue qui nécessite une ou deux heures d'at- tente, au bout desquelles les uns et les autres reparaissent, chassant devant eux les poneys qui viennent avec une allure toute domestique se ranger sous les brancards et dans les longes de la chaise de poste. Quelquefois ces capri- cieux coursiers exécutent des fantasia qui, pour n'être pas arabes, n'en sont pas moins très-préjudiciables aux voyageurs pressés de continuer leur route: Il faut alors les voir, ces braves gens , simplement vêtus d'une chemise à car- reaux et d'un large pantalon blanc retenu par une ceinture rouge , assez habituellement les pieds nus et coiffés d'un chapeau tromblon ou d'un bonnet de fourrure ; il faut les entendre, jurant, sacrant, apostrophant Dieu et le diable, faisant claquer leurs fouets et enlevant leurs huit ou seize chevaux avec une furie qui fait craindre que Von ne verse au premier pli du sol.

Mais vous êtes bientôt guéris de votre peur. Le pied des chevaux n'a point encore dévoré un quart de mille et les voilà qui se ralentis- sent et n'en prennent plus, eux et leurs in- domptables conducteurs, qu'à leur guise.

Nous avions été prévenus ; on nous avait dit que les seuls moyens de persuasion, que les seules voies de douceur, là-bas, pour les hommes comme pour les bêtes , étaient les coups de bâton , théorie qui s'accordait trop peu avec notre éducation libérale pour que nous la missions en pratique.

A notre entrée eli ce lieu, il était nuit close ; c'était Toccasion pour nous, puisqu'il y avait à deux pas de là des hôtels ouverts et des fourneaux allumés , de fiiire un bon repas et de passer une bonne nuit. Le lendemain à mon réveil, des marchandes de fruits et de légumes étalaient autour de moi leurs meurtriers comestibles, car vous penses bieil que ees crudités, qui sont en quelque sorte l'unique nourriture du pauvre, engendrent des maux sans nombre et abâtar- dissent de plus en plus ces races d'êtres misé- rables.

Les femmes sont laides, souffreteuses et chétives ; les enfants, qui vont presque nus, ont des ventres énormes. Moi qui vous écris, n'ai-je pas joué là-bas le rôle du médecin malgré lui? Ces bénédictions nous devions les retrouver à quelque distance de là, au but principal de notre pèlerinage dans les Krapacks, aux mo- nastères de Tergovisl et de Bouzeo, échelonnés sur notre itinéraire à une trentaine de lieues d'intervalle.

Quand notre berline s'arrêta à Tergovist, à quatre heures du matin, aux portes du monas- tère de Certedeardsich , les bons religieux accou- rant au-devant de nous ne nous demandèrent ni notre nom, ni celui de notre patrie; ils ne s'in- quiétèrent pas de savoir si nous étions riches ou' si nous étions pauvres, si leur croyance était ou non la nôtre, ils nous tendirent la main! L'évé- que, l'économe, tout le pieux et hospitalier per- sonnel du cloître fut à notre merci, nous donnant les meilleures chambres, nous servant un abon- dant déjeuner, nous faisant ensuite parcourir leur retraite , nous montrant avec un saint or- gueil leurs modestes cellules et leur chapelle grecque, l'un des plus curieux spécimens d'ar- chitecture que j'aie remarqués sur ma route.

Oh la vraie, la bonne, l'universelle fraternité que celle-là! A Bouzeo, même cordialité et même accueil. Allez où vous voudrez dans le monde, partout 84 I. Descendu des hauteurs du dogme et ap- pliqué autant qu'il peut Têtre aux théories po- litiques et sociales d'ici-bas, le christianisme n'est pas autre chose que la sainte alliance des peuples.

Aussi les religieux du monastère de Bouzeo prétendaient-ils nous gai'der au moins une semaine; à les entendre, leur cloître privilégié recelait, soit dans ses murs, soit aux alentours, les délices du pays de Chanaan; leurs bons lits, privés il est vrai de couver- tures, mais larges et douillets à l'avenant, nous invitaient au repos. Par malheur le temps ne nous permettait ni de céder aux instances des bons moines, ni de nous laisser aller aux ten- tations du sommeil ; il fallait que nous fussions le lendemain à Galatz , au passage du paque- bot , sans quoi notre voyage à Constantinople était retardé de huit jours.

Nos heures étaient donc comptées , et force nous fut de dire adieu au monastère de Bouzeo sans avoir eu la joie d'y reposer nos têtes. Pourquoi ne l'avouerais-je pas d'ailleurs? Curieux à l'excès, comme presque tous les voyageurs qui abandonnent le vieil Occi- dent pour s'élancer vers les pays levantins, si différents des nôtres, ce que nous recherchions par-dessus tout, c'était ia couleur locale, et vraiment nous avons été servis à souhait.

J'ai parlé, en commençant, du firman dont M. L'hospitalité des fonctionnaires du gouver- nement était pleine d'apparat , j'entends de l'apparat en usage aux bords du Danube: Ces honneurs consistent avant le repas dans la présentation du dolce , espèce de conserve de fruits et de confitures, qui vous est offerte sur une soucoupe, accompagne d'un verre d'eau fraîche.

On passe ensuite à l'inévitable cérémonie du café et du chibouk. Pour mon compte, je préfère le dîner, tout insuffisant qu'il soit. Le potage est un préli- minaire inconnu en Valachie. Sans plus de transition, nous voilà aux entremets: Puis le dessert, c'est-à-dire les confitures et le moka.

Priez le dieu des gourmets de vous verser du bon vin, et vous vous accom- moderez encore de ce menu. A vous, fonctionnaires de Phospodar ou ser- viteurs du sultan I Adieu aux Krapacks I Nous touchons aux confins de la Yalachie ; nos pos- tillons viennent de prononcer un mot: Ga- latz I ont-ils dit; et, comme les matelots d'Énée saluant Tltalie, nous avons répondu: Sur le Danube, 25 -août.

Quand de l'Europe centrale on ge dirige yera la Turquie, le Danube est la véritable préface de POrient. Écrites par vous, Monsieur, en des temps meilleurs, ces lettres sur le Voyage de S, A. Le pèlerinage d'Orient était mon idée fixe ; parlant de votre livre, j'écrivais alors: Qui ne s'est laissé aller au charme de ces récits ou de ces ta- bleaux qui sont les plus belles pages de Cha- teaubriand, de Volney et de Lamartine?

Mais, pour beaucoup , ce songe doré reste toujours dans le lointain de l'imagigation , comme il est dans le lointain du monde. Monsieur, après et avant tant d'autres nobles courtisans du malheur, vous êtes retenu à qua- tre cents lieues de Paris par le moins mérité des exils. Ainsi bercés par ces douces pensées qui ne sauraient être des chimères, nous descen- dons le Danube et causons entre nous des ennuis de la veille et des surprises du lende- main.

Notre arrivée à Galatz avait au mieux coïn- cidé avec le départ du bateau à vapeur; il était impossible de calculer avec plus de pré- cision les heftres et les distances. XI, t Orient à vol J oiseau. S'il faut juger par Galatz du reste de la prin- cipauté y la Moldavie est une contrée un peu plus arriérée encore, en matière de civilisation, que ne l'est la Valachie, sa voisine. La fréquence des incendies, les désastres et les pertes qui en résultent sont autant de leçons perdues.

Les maisons se rebâtissent en bois comme devant ; s'il y a une différence en- tre les anciennes et les nouvelles, c'est que les dernières brûlent généralement plus vite que celles qu'elles ont remplacées. Ces messieurs nous apprennent qu'une so- ciété d'autres compatriotes, en avance sur nous d'une semaine, nous précède à Constantino- pie où nous aurons sans doute l'occasion de les retrouver.

Le solide pyroscaphe autrichien qui a rem- placé le bateau de moindre importance, faisant le service jusqu'à la ville moldave, a aussi une physionomie toute nouvelle sous le rapport des passagers.

Jusqu'à Galatz , l'élément. Pour qui aime à observer, rien de plus curieux vrai- ment que l'arrière du navire divisé en deux parties bien distinctes, bien isolées Tune de l'autre: Une séparation absolue et une rigoureuse consigne préviennent aujourd'hui de si déplorables catastrophes. Quant à l'avant du paquebot, il n'en faut pas parler, c'est un pêle-mêle sans nom, un mé- lange bigarré et tourbillonnant de juifs , d'Ar- méniens, de Grecs, de Serviens, de Bulgares avec lesquels il n'y a peut-être pas à craindre les coups de couteau, mais dont le contact est, à plus d'un égard, dangereux.

Ce Danube, que nous allons bientôt quitter, m'a inspiré, chemin faisant, quelques réflexions et quelques remarques que je veux consigner ici. Pour choisir une comparai- son qui traduise à peu près ma pensée y je ne saurais mieux assimiler le trajet de Vienne à GalatZi en paquei Ot, qu'à une course d'omni- bus sur nos boulevards de la Madeleine à la Bastille.

Qui de nous n'a cent fois remarqué que, sur cette ligne essentiellement mouvante, chaque quartier apporte son contingent de voyageurs et de physionomies.

U en est de même sur le Danube ; à partir de Vienne, Presbourg, Gomom ou Pesth, jus- qu'aux confins de la Hongrie, la différence n'est pas sensible entre les pays que vous tra- verses et ceux que vous avez laissés derrière vous; ce sont toujours des passagers, des figures et des costumes d'Europe. Mais, à peine avez-vous franchi les frontières de ce vieil em- pire d'Autriche, un monde et des personnages, pour ainsi dire, imprévus, s'offrent à vos re- gards. La limite de ces divers États qui se regardent, est le milieu même du Danube sur lequel sont établies des quarantaines plus politiques que sanitaires.

Nikopol, que nous n'avons fait qu'entrevoir sur notre rouîè, conserve en- core les débris d'une tour bâtie par Godefroy de Bouillon, cette chevaleresque et flamboyante épée des premières croisades. Peut-être aurais- je du m'arréter en cet endroit; ainsi le voulait, sinon la lettre, au moins l'esprit des instructions que m'a données M. Toute abré- viation dans le trajet serait donc, pour les voyageurs, un avantage, et pour le Lloyd un bénéfice, puisqu'il diminuerait ses charges.

Or, dans la courbe immense que décrit le Danube de Pesth à Galatz, il est sur la rive droite un point, Rassova, ville bulgare, d'où, en ligne directe et par les terres on arrive à Kustendjc sur la mer Noire. Le projet de canal est donc excellent; l'Autriche, qui le présente, en est plus convaincue que personne ; la Turquie l'accueille avec une fa- veur marquée; la Russie demande qu'on en presse l'exécution.

Parce que la ques- tion commerciale se complique d'une question politique. Les traités qui, au commencement du siècle, ont établi l'équilibre continental et dressé d'une manière définitive la carte d'Europe, ont donné pour frontière à la Russie, sur l'un des points de son gigantesque empire, la rive gauche du Danube: Il est bien vrai que ce territoire n'a pas une grande valeur, qu'il renferme déjà un terrain neutre près des bouches du Danube, qu'il est peu peuplé ou mal peuplé, et qu'il ne com- prend guère que des villes connues seulement sur la carte, telles que Isaktchi, Matehin, Toulteha, Hirchova, Cara-kherma; mais la Turquie, suivant un axiome des pays constitu- tionnels, persiste dans ses refus, estimant sans doute que ce serait forfaire à l'honneur natio- nal que de céder un pouce de son sol.

Le fond du caractère autrichien étant de ne se décou- rager jamais, le Lloyd deTrieste attend et espère toujours. Ces passagers occupent invariablement les dernières places ; ils se traînent plutôt qu'ils ne marchent; un morceau de pain dur, tant bien que mal amolli à l'eau de la ompe commune, est leur unique nourriture, A ce dédain des plus ordinaires pratiques et des moindres soins de la vie, il n'était pas difBcile de reconnaître des juifs. Mais pourquoi tous ces vieillards se pressaient-ils à notre bord?

Ces étrangers, dont les plus jeunes sont au moins septuagénaires, appartiennent à tontes les nations et arrivent quelquefois des points les plus éloignés de l'Occident.

Mais avec quels moyens et dans quel bot? Les juifs, nation profondément nomade , ont depuis tantôt dix siècles contracté, soit par nécessité, soit par tradition, l'habitude d'ayoir leur fortune en portefeuille ou de la réaliser à bref délai. Ainsi ont fait nos compagnons. Ces hommes, qui se nourrissent à peine, et qui achèvent de mourir plutôt qu'ils ne cherchent à vivre, ces malheureux portent en quelque en- droit bien caché de leurs vêtements tout leur avoir en monnaie d'or, en piastres ou en sequins.

L'année dernière, notre consul, M. Botta, avait en caisse trente à qua- rante mille francs provenant de ces successions cosmopolites. Les enfants dlsraël font le voyage de Jéru- salem, non pour la ville elle-même ou pour le Saint-Sépulcre , mais à cause de la vallée de Josaphat qui en est proche. Leur première pensée dès qu'ils arrivent est de courir au vallon consacré par les saintes Écritures ; leur premier soin est de choisir et de payer d'avance la pierre sous laquelle ils reposeront après leur mort afin d'être prêts et debout au signal du jugement dernier.

Et il y a déjà tant de pierres dans cette vallée de Josaphat que le chrétien , auquel sa religion interdit le doute, a besoin de relire les textes sacrés pour être bien sûr que le genre humain tout entier pourra tenir là , depuis le premier jusqu'au dernier homme, quand sonnera la terrible trompette de l'archange.

Jusqu'au lendemain je n'eus pas à me plaindre de l'ac- cueil de cette mer généralement peu favorable à ceux qui la visitent. Grâce à la mauvaise réputation qu'on leur a faite, les vagues de la côte que nous longions me semblaient presque hospitalières. Les secousses devenaient de plus en plus fréquentes. Le Baron Sturmer tenait tête aux flots et leur ren- dait choc pour choc ; il n'en était pas de même de nous autres , et particulièrement de moi , qui n'ai ni l'estomac ni le pied marins.

N'ayant pas visité l'ancienne capitale des Gomnène, je ne pourrais que répéter ici ce que les livres et Jes voyageurs ont dit avant moi et mieux que moi.

De grands souvenirs et je ne sais quoi de fier se rattachent à cette ville qui, en , vit sous ses murs Amurat II, vainqueur de Ladislas YI, roi de Hongrie. Le siège des Russes, en , est un autre événement mémorable , enregistré à ce titre, aussi bien dans les annales de la cité que dans les fastes de la politique européenne.

Yama, disent quelques auteurs, est une métro- pole grecque ; àurant mon court passage et le trop rapide examen que j'en ai fkit, elle m'a semblé avoir plutôt le caractère turc, et je maintiens cette opinion à cause du parallèle que je suis présentement à même d'établir, ayant devant moi Constantinople.

Je le répète donc, à Varna, la prépondérance orientale se manifeste dans le langage et dans le costume. Bien que les rues soient mal pavées et les con- structions en vieux bois, il règne partout un air de propreté auquel nous étions peu habitués. Les boutiquessontbien tenues, les rues arrosées etles marchandises étalées avec un certain goût. Raconterai-je notre traversée sur la mer Ivoire? OU au calme près, toutes les traversées se res- semblent. Dirai-je notre entrée dans le Bos- phore, nos émotions, nos ravissements, nos extases à Taspect de ces magnificences tant de fois décrites, et malgré cela toujours retracées par le crayon de l'artiste ou la plume du voya- geur?

Je n'oserais affirmer que mes compa- gnons ont sur la conscience un remords sem- blable au mien ; mais ce qui est positif et ce que la vérité m'oblige à dire, c'est que durant le voyage de notre pyroscaphe à travers ces rives enchantées, sous ce firmament de sombre azur brodé d'argent, mes paupières s'étaient closes malgré moi, vaincues par le sommeil. Le drogman qui nous avait saisis au collet dès notre débarquement nous apprit que cette exclamation [musulmane a droit de cité chez tous les peuples et a son équivalent dans tou- tes les langues, car elle signifie pourboire!

Ce mot bacchi, quand on y répond d'une manière sonnante, est un véritable talisman en Orient, où il facilite singulièrement la besogne, car là, comme à certaines autres frontières de l'Eu- rope, les douaniers tiennent moins à invento- rier vos bagages qu'à vider vos poches.

Allah nous avait envoyé un drogman, nous lui devions obéissance et nous nous fîmes un devoir de le suivre, presque sans mot dire, à travers un dédale de petites ruelles toujours sales et toujours montantes, qui conduisent du Bosphore à la cime du versant sillonné par la grande rue de Pcra. De robustes portefaix, principales bétes de somme du lieu, s'emparèrent de nos bagages et nous marchâmes ainsi jusqu'à l'hôtel d'Angleterre, que notre interprète, payé pour cela sans doute, noua avait certifié être le meilleur et le mieux situé du faubourg.

J'ai su depuis que cette supériorité de l'hô- tel d'Angleterre était contestée par l'hôtel d'Orient, tenu par un Italien, et d'où peut- être la vue du Bosphore est plus étendue et plus belle. En face de ce monde nouveau, oui nouveau à force d'anciennes habitudes, nouveau à force de vétusté, trois voies également larges s'ouvrent aux recherches. Dans cette mère patrie de l'Islam, l'Européen qui s'arrête et qui médite peut fixer son examen sur trois or- dres d'idées bien différents: Les remarques sur la politique, les consi- dérations sur la destinée plus ou moins pro- chaine de l'empire de Mahomet II, sont le propre de l'historien, de Phoiçme d'État, du législateur.

De si hauts labeurs ne sont pas les miens. Reste donc l'appréciation des édifices , tant ceux légués par le passé que ceux érigés par l'âge moderne ; reste Constantinople avec ses mosquées , ses kiosques , ses minarets , ses ci- metières , avec ses remparts et ses faubourgs , aVec ses débris où les souvenirs de la Grèce se mêlent à ceux des maîtres du Bas-Empire et de leurs derniers vainqueurs, en un mot Constan- tinople avec sa physionomie monumentale, dont j'ai essayé de saisir les traits, parce que je suis artiste , parce que l'art , surtout l'art envisagé au point de vue architectonique est mon étude de prédilection , ' parce qu'enfin cette tâche rentre essentiellement dans la série ordinaire de mes travaux.

A quelques pas de moi quatre com- patriotes discutaient, avec cette animatioD qae nous apportons aux moindres duMet, sorl'ki- néraire qu'ils devaient suivre pour se rendre en Palestine.

De ces voyageurs à moi O n'y avait que la main: Maille-Saint-Prix, fils du graveur membre de Tlnstitnt; l'antre M. Odiot, dont l'aïeul a tenu sous l'empire le sceptre de l'or- fèvrerie; le troisième, M. Qum qu'A en soit, le chiffre fabuleux des caîques ne me semble pas une compensation suffisante du manque total de Yoitures de louage ou de carrosses de luxe dans une capitale qui cmnpte six cent mille hafaîtants, et ou les communications ne sont en général ni rapprochées ni faciles.

Punique moyen de locomotion est le cheval. Par malheur n'est pas cavalier qui veut. AScu- tari, à Stamboul, à Galata, partout et sans exception les rues sont uniformément étroites, peu soucieuses de l'alignement , dépourvues de ruisseaux et d'égouts et simplement cou- vertes, quand elles le sont, d'une sorte de cailloutage qui n'est guère plus favorable aux pieds que l'eau ou la fange. Le balayage est considéré ici comme une superfluité. Cet inconvénient se complique de celui non moins grave mais beaucoup plus dange- reux des chiens.

Ce sujet ayant été épuisé , il serait superflu d'y revenir. Quand je me prends à y réfléchir j'ai peine à comprendre comment ces Orientaux peuvent accorder leur sensualisme avec les révoltantes images qu'ils ont incessamment sous les yeux. H m'est difficile, je l'avoue , de partager cet enthou- siasme aujourd'hui que j'ai eu , comme tant d'autres, à souffrir d'un usage qui n'est char- mant, s'il Test, que de loin et en poésie.

Vers quelque point de [Constantinople que vous vous dirigiez , presque toutes les places , les espaces libres sont descîmetières, sillonnés, remués à toute heure par les hommes et par les chevaux, sans parler de ces abominables chiens qui, dans les temps de famine, vien- nent y chercher leur pâture.

Tout récemment l'ambassade de Russie voulait acheter, pour agrandir son jardin , une petite place y attenant ; mais la place était un cimetière, et tous les privilèges du quartier franc, toutes les immunités antérieu- res 5 tout le bon plaisir d'Abd-ul-Medjid n'ont pu faire que la destination funèbre de ce petit coin de terre fût changée.

Dans le quartier où nous sommes , les anti- quitea sont rares ; sauf la vieille tour qui se dresse entre Galata et Péra, tour bâtie par les Génois qui, au temps de leur puissance, ont élevé des constructions de ce genre sur d'autres points de l'Orient, il n'y a à mentionner, dans les faubourgs de Galata et de Top-Hana, longeant le Bosphore ou côtoyant le port, que des édifices d'utilité publique sans style, tels que la Douane, l'Arsenal, ou des monuments religieux sans grandeur, comme les mosquées avec leurs minarets.

Quanta moi, ouvrant id Vhistoire , j'y vois avec un juste sentiment d'orgueil national, que les libertés dont on jouit à Péra sont un legs dont la chrétienté est redevable à notre politique. Par un accord survenu l'an , entre François P' et Soliman II , Péra par- ticulièrement affecté à la résidence des Francs, a été doté de certaines prérogatives auxquelles depuis cette époque, il n'a jamais été porté atteinte. Russie, d'Angleterre, d'Autriche, de Suède, qui font l'ornement de Péra , l'édifice que je préfère, celui dont Pensemble et les lignes m'ont frappé dès le premier jour, est le palais de France , construit il y a une dizaine d'an- nées, durant le séjour de M.

Ce monu- ment rappelle assez, par son aspect général, le style architectonique qui a pris naissance et qui a grandi sous le règne du roi Louis-Phi- lippe; on lui a reproché et on lui reproche encore d'être trop enfoui dans les maisons, et de ne pas développer sa façade sur la grande rue de Péra où elle serait plus en vue, et d'oii elle dominerait nécessairement ua plus vaste horizon.

Gomme toujours , on a mis sur le compte de l'architecte ce qu'il faut attri- buer à des causes financières. Est-ce la faute de M. Laurécisque si notre gouvernement a re- cule devant l'achat des immeubles et terrains qui séparent le palais de France du faubourg? Qui oserait répondre d'ailleurs que cette expro- priation eût été plus réalisable que celle des cimetières dont je parlais tout à l'heure?

Lau- recisque a lutté contre les unes et les autres avec un talent dont je le félicite. Assises à mi-chemin du versant que baigne la mer, ses constructions se dressent fièrement, élevées sur un soubassement du côté du faubourg et de l 'autre sur un double étage de terrasses qui don- nent uo pittoresque aspect aux jardins descen- dant vers le Bosphore.

Au surplus, les représen- tants des grandes puissances ont, à l'exemple du sultan, leur palais d'hiver et leur résidence d'été. Le palais d'été de notre ambassadeur est à Thérapia, et j'ai l'espoir de ne pas quitter Constantinople sans avoir eu Thonneur de présenter à M. Nous avons franchi cet immense pont de ba- teaux que le soleil inonde et brûle de ses rayons. L'exacte configuration de Stamboul est celle d'un triangle dont l'extrémité s'avance dans le Bosphore et dont les côtés plongent, à droite dans la Corne d'Or, à gauche dans la mer de Marmara, jusqu'à cette formidable muraille, ouvrage de Constantin repris par Théodose, qui jadis fermait et protégeait la ville , du golfe de Nicomédie à la Propontide OLi se dresse encore le redoutable château des Sept Tours.

A l'angle du port , se trouve la pointe du Sérail. Là est le SéraiU vieux palais que le sultan abandonne l'été pour ses demeures em- baumées du Bosphore , Sérail jadis presque inabordable , et aujourd'hui si accessible à l'é- tranger porteur d'un firaian! Dans ce labyrinthe de salles nous n'aper- çûmes pas l'ombre d'une bouri. La population féminine avait suivi le Grand Seigneur à son palais d'été. Du Sérail à Sainte-Sophie il n'y a qu'un pas. L'inté- rieur de ce pavillon , faiblement éclairé, ren- ferme un immense baldaquin , à colonnes torses , orné de pierres précieuses.

C'est sous ce dais que se tient Sa Hautesse pour la ré- ception des ambassadeurs étrangers et pour celle des grands dignitaires de l'empire quand ils viennent lui rendre hommage. Mais au moment de franchir le seuil, une autre obligation est imposée par le Coran.

Si la lettre du prophète était suivie, quiconque n'est pas musulman devrait, comme les croyants eux-mêmes, entrer pieds nus dans les mosquées. Cette formalité remplie , nous eûmes , de même que le commun des visiteurs , le droit d'examiner à l'intérieur , comme déjà nous avions pu la voir au dehors , I9 basilique qui est à présent la mosquée de Sainte-Sophie. Extérieurement rien n'annonce l'édifice qui bientôt développera aux regards ses lignes co- lossales. Point de portique, point de colonnade, rien, en un mot, qui atteste la majesté du lieu.

On est tout d'abord attristé par ce grossier assemblage de moellons plaqués sur les murs primitifs, et par cette forêt de contre- forts plantés là sans doute pour soutenir la poussée effrayante des voûtes. Mais bientôt la sévérité même du style refroidit votre enthousiasme. Ne deman- dez à celte basilique ni les séductions de Saint- Marc à Venise, ni le charme extatique de Saint- Pierre à Rome.

Ce qui ya suivre n'est qu'un détail , mais un détail qui veut cependant qu'on ne le passe pas sous silence. Après Sainte-Sophie, il reste peu de choses à voir et à dire en fait de mosquées, lesquelles, aussi nombreuses que les fontaines, sont les principaux et presque les seuls ornements de Stamboul. Entre beaucoup d'autres, je men- tionnerai la mosquée de la sultane Validé, qui mire sa coupole dans les eaux du Bosphore.

Les mosquées d'Osman, prés du sérail du grand vizir, de Bajazet II, de Mohamed, de Sél ira et de Kalisade, près de la caserne des janis- saires, rentrent dans la catégorie des monu- ments dont la simplicité laisse peu de souvenirs. Autour de la basilique du grand Constantin se groupent, s'entassent en quelque sorte les uns sur les 'autres une multitude d'établisse- ments civils ou militaires , les logements de plusieurs hauts fonctionnaires, des eunuques blancs, des pages, l'hôtel des Monnaies, l'in- firmerie du Sérail , les casernes de la garde , les écuries du sultan , qui , bien autrement im- portantes que celles de Caligula , ne contien- nent, dit-on, pas moins de mille chevaux.

Continuant de marcher devant nous dans la direction de la muraille de Constantin , nous voici sur la place de PAtmeïdan ou hippo- drome. Des statues, des bas-reliefs, des vases, des inscriptions, des objets d'art sans nombre enrichissaient ce lieu.

A Pheure qu'il est, trois débris sont les seuls et derniers témoignages d'une grandeur à ja- mais détruite: C'est ainsi pourtant que les ruines du passé se confondent avec celles du présent, car non loin de là se détache pierre à pierre et s'affaissent les portes, les fenêtres et les mu- railles de cette caserne des janissaires, labourée en par la mitraille de Mahmoud. Le sanglant épisode des janissaires a été reproduit par M. Alphonse Royer, ancien membre du conseil d'utilité pu- blique à Constantinople, dans un livre où l'au- teur n'a eu qu'à écouter la voix de l'histoire pour écrire sous sa dictée le plus terrible des ro- mans.

Où ti'ouver des bazars, si ce n'est en Orient? Cet ensemble ba- riolé de vendeurs et d'acheteurs rappelle as- sez nos foires d'Europe. Les marchands ne manquent pas d'une certaine affabilité ; ils accueillent toujours avec politesse les curieux qui s'arrêtent, même ceux qui n'achètent pas. Chemin faisant, au milieu de ces créneaux en ruine nous nous sommes age- nouillés dans une petite chapelle grecque dé- diée à la Vierge, et dont l'antique fondation s'explique par la légende que voici: Les musulmans, on le sait, vénèrent la Vierge à Pegal des chrétiens.

Si cette lettre n'était déjà trop longue, je vous entretiendrais, mon cher Directeur, de beaucoup d'autres choses relatives à l'art, qui aurait grand besoin de votre présence ici pour être remis en honneur et reconquérir la place qu'en ce pays magnifique il n'aurait jamais dû perdre. Au résumé j'ai vu Stamboul , et en dépit de certains enthousiastes, je n'en suis pas mort de joie. Le chrysocale est ici en vogue autant et peut-être plus qu'ailleurs , et , entre nous, les Turcs de la métropole commettent par fois d'étranges abus de mots: En Orient comme chez nous, tout ce qui reluit n'est pas de l'or.

Tout à l'heure nous rasions les côtes de l'Asie Mineure ; maintenant on nous débarque à Mé- telin. Si je m'en étais tenu aux renseignements universitaires et aux classiques qui, durant les sept ou huit années de collège, initient Tadoles- cence aux secrets de la géographie ancienne, il m'eût certainement été impossible de recon- naître dans cette île de Mételin ainsi débap- tisée par les Turcs l'antique et passionnée Lesbos.

On parle ici d'une ville de Mételin, d'une autre qui se nomme Castro, mais j'ai vainement demandé la route de Mitylène. Les sites aimés de Sapho n'ont point changé ; les regards sont toujours éblouis par une végé- tation luxuriante, les ruisseaux murmurent, les oiseaux chantent; les pins, les platanes, les térébinthes couronnent les monts, les vignes dorées pendent aux flancs des collines; mais les tristes amours de la dixième muse et de l'insensible Phaon, mais le promontoire de Leu- LES PÈLERINS DECRIENT.

Quant à moi, puisqu'aux lieux où je me trouve, chacun se plaît à oublier, qu'ai-je de mieux à faire que de me souvenir? L'heure est on ne peut plus propice à la méditation; le calme de la nature invite au tra- vail. La pensée du voyageur qui trop souvent devance l'espace, aime aussi parfois à rétro- grader, à revenir sur ses pas , à mesurer la distance parcourue. Hier j'étais encore à Gonstantinople , achevant de visiter les mer- veilles de cette triple capitale et de ses splen- dides alentours: Les lettres qu'avant mon départ de Paris j'avais reçues du ministère des affaires étrangères et un pli particulier de mon ami Gaston Martineau des Clienez pour M.

Mes compagnons et moi , nous comptions sur une audience dont la politesse et la réserve habituelles en pareille circonstance eussent exclusivement fait les frais ; au lieu de cela, nous, simples pèlerins, nous avons été traités presque comme des per- sonnages ; l'illustre général Aupick nous a fait l'honneur de nous inviter à dîner.

Au point de la saison où nous sommes, la diplomatie déserte le faubourg de Péra ; toutes les ambassades habitent leurs villas d'été dans le Bosphore; c'était donc, non au palais de France bâti par mon confrère M. Laurecisque, mais au palais de Thérapia que nous étions attendus. Je n'eus plus dès lors à regretter le sommeil qui, douze jours auparavant, avait clos ma paupière durant notre trajet par le canal de la mer Noire et celui de Constantinople.

Ne me demandez donc pas même une simple esquisse de ce spectacle prodigieux, de ces mouvants tableaux à côté desquels tous les en- chantements des Mille et une nuits ne sont que de froides réalités. Le Grand Seigneur se rend à ses kiosques du Bosphore dans des embarcations qui ne comptent pas moins de cent rameurs.

Nous prîmes donc aux échelles de To- phana un large et robuste bateau à vapeur qui nous offrait toute garantie de voir et de changer de place sans inconvénient durant notre trajet de la Corne d'Or à Thérapia. Ainsi sur la rive d'Europe la résidence de Dolma Baghtchè possède un kiosque revêtu au dedans et au dehors des plus riches porcelaines de la Perse, charmant édiûce de forme et de caractère entièrement oriental.

En face, sur la rive d'Asie, est le palais jaune, Beylerbèy Se- rai, dont l'édification très-postérieure atteste des habitudes moins belliqueuses. Reportant nos yeux sur la côte d'Europe, nous voici de- vant ce palais blanc, Beschik Tasch, bâti par or- dre de Mahmoud, père du sultan Abdul-Medjid. Beschik Tasch a coûté des millions à Mahmoud ; il est fait non de bois comme Bey- lerbey Serai , mais de pierres énormes ; il est de style italien, mais d'un style épais, dépourvu de la majesté que commandait le présent, étranger aux grâces monumentales du passé.

Non loin de là, s' enfonçant dans les terres, est le village d'Arnaut Keni derrière lequel est la délicieuse vallée de Flannour, où se cache le kiosque impérial dans lequel Abdul-Medjid a reçu au mois de juillet dernier M. Ici à notre droite le paysage s'encadre dans les plus doux horizons: Nous côtoyons le bois de Boulogne, les Champs-Elysées de Constantinople , nous pas- sons devant les eaux douces d'Asie.

Kandlîgeh s'enorgueillit encore d'une fontaine qui n'a certainement pas sa seconde ici-bas: La volonté d'un pacha a fait ciseler et incruster cet incomparable joyau pour la surprise d'un souverain que rien ne semblait plus devoir sur- prendre. Au commencement de l'autre siècle, Achmet III avait prévenu son favori Hussein qu'il lui rendrait visite.

Hussein-pacha, esclave géorgien devenu grand amiral par ses capa- cités autant que par le bon plaisir de son maî- tre , voulut que cette visite d' Achmet marquât éternellement dans les fastes de sa famille et dans l'histoire.

Bourei qui dévora toute sa fortune le jour où le caprice lui prit de faire manger une pèche à S. Cependant notre pyroscaphe fendait rapide- ment les eaux bleues du canal soulevées par le vent d'orage. Nous étions à la résidence d'été de l'ambassadeur de France , nous touchions au palais de Thé- rapia, donné à Louis XVI, roi martyr, par l'infortuné sultan Sélim , victime lui aussi, de la fureur révolutionnaire.

Quoi qu'il en soit, les nuages s'a- moncelaient au ciel comme les lames à la sur- face de la mer, et c'était moins l'imminence de la tempête qui nous inquiétait que la menace des rafales dont nous avions grand'peine à nous préserver. Neptune heureusement prit pitié de nos angoisses ; rameurs et pilote ai- dant, nous débarquâmes sains et saufs.

La nature a prodigué ses faveurs à ce palais de Thérapia: La vigilance fran- çaise a préservé jusqu'à ce jour ce monument de l'incendie ; il me paraît assez vraisemblable que s'il eut eu pour hôtes des Turcs au lieu de JFrançais depuis le sultan Sélim, et à l'exemple de tant d'autres domaines impériaux , il aurait déjà brûlé deux ou trois fois.

Edouard Renaud, architecte, contrôleur des travaux de la ville de Paris , envoyé , en juillet , par le gouvernement, à Constanti- nople, avec mission d'examiner l'état du palais de Thérapia et d'apprécier les réparations dont cette résidence pourrait avoir besoin, a conclu dans son rapport à l'urgence d'ime reconstruction complète. Il a été plein de cette grâce exquise , de celle affabilité délicate dont les femmes de notre pays , les grandes dames surtout, possèdent si bien le secret. Au dî- ner, M.

Après quelques mots échangés sur les dernières nouvelles de France et sur les personnes auxquelles je devais mes lettres d'introduction, la conversation prenant un libre cours, a effleuré presque tous les su- jets à l'ordre du jour en Orient. Pavenir aux yeux inquiets du présent, nous avions les uns après les autres hasardé nos opinions et nos remarques sur Gonstantinople et sur l'état actuel de P empire d'Abdul-Medjid, lorsque M.

Soldat diplomate , la mission de M. C'est pourquoi les observations et les études du ministre plénipotentiaire portent principalement sur les institutions et les ten- dances militaires de la Turquie ; c'est pourquoi le brave représentant de la France n'hésite pas à affirmer que les Turcs, aujourd'hui enrégi- mentés, disciplinés, vêtus pour ainsi dire, à l'eu- ropéenne , instruits par d'habiles officiers dont plusieurs sont nos compatriotes , entendent bien faire respecter l'intégrité de leur terri- toire, et, le cas échéant, tenir tête aux enva- hisseurs de quelque part qu'ils viennent.

Mais les vi- goureuses réformes du sultan Mahmoud , les bonnes intentions dont son fils Abdul-Medjid a dépose les gages en 4 , dans le hatti- schérifî de Gulhané , et les améliorations pro- gressivement introduites dans la condition des rayas, sont autant de preuves que la religion, partie intégrante de la politique en Orient , finira par compter la tolérance au nombre de ses préceptes.

Après le dîner il y a eu réception , chose fort rare à l'ambassade à cause des obstacles et des ennuis du voyage pour l'aller et le re- tour.

Durant cette soirée qui se prolongea as- sez avant dans la nuit , j'eus encore l'occasion de m' entretenir plus particulièrement avec l'il- lustre général. Pavais justement à offrir au Grand Seigneur mon livre sur les Monuments de Paris, On m'avait assuré qu'Abdul-Medjid aimait à accueillir , hommes ou choses , tout ce qui venait de France, et notre ministre plénipotentiaire , avec une bienveillance sans égale, était prêt à m' accorder son aide pour cette présentation.

Rien ne s'opposait donc à l'accomplissement de mon désir , rien qu'un usage antique et so- lennel dont je fus par bonheur prévenu à temps. A Gonstantinople comme dans toutes les autres capitales du monde civilisé, de nom- breux serviteurs font rempart au chef de l'État; je ne désigne pas par ce mot les ministres , les grands dignitaires , la noblesse ; je parle de ces légions d'huissiers, de majordomes, de la- quais" qui, là comme ailleurs, sous des qualifica- tions différentes, remplissent les escaliers, en- combrent les antichambres, gardent les couloirs et défendent les portes.

Il me fal- lut donc, bien malgré moi , renoncer à mon projet; ma bourse imposait silence à mon am- bition. Au point du jour les excursions qui nous restaient à faire nous défendaient de composer avec le sommeil.

Les croyances populaires s'accordent à répéter que sous cet ombrage presque millénaire. Depuis mon départ de Vienne ce platane de Buyuk-Dere. Quelques heures ont sufH à de vigoureux chevaux pour nous faire parcourir la foret de Belgrade, et les restes de cet aque- duc qui porte Peau à Ck nstantinople , monu- ment dans lequel se révèle la double majesté de Bome et de Byzance.

Notre promenade a été variée par une pluie battante, conséquence de l'orage dont le Bosphore nous avait la veille offert les prémices ; mais nous n'avons eu garde de nous plaindre , car avec cette pluie réparatrice ont complètement disparu les cha- leurs meurtrières qui avaient accueilli notre débarquement à Constantinople. Nos minutes étaient comptées , il nous tar- dait de revoir Stamboul.

Les rameurs étaient fatigués ou trop peu nombreux ; leur lenteur se compliquait des désagréments signalés au début de cette lettre, quand soudain nous avi- sons et nous hélons un remorqueur.

Notre retour fut de la sorte singulièrement abrégé, si bien que nous eûmes encore Iç temps de nous rendre le même jour jusqu'à l'extrémité de la Corne d'Or, de faire un pè- lerinage aux eaux douces d'Europe , délicieuse vallée maintenant presque déserte.

Débarqués à notre tour après tant d'autres sur le sol de cette cité qui fut au- trefois Chryso polis, la Ville d'Or, aujourd'hui encore très-peuplée , très-riche en monuments et très-florissante , quoique déchue de son an- cienne grandeur , nous sommes montés à che- val et nous avons gravi les escarpements suc- cessifs qui mènent au plateau connu sous le nom des Trois Arbres et d'où l'on découvre un panorama sans pareil.

Dans toutes les directions, les châ- teaux y les maisons de plaisance , les villages ,. Spectacle incessamment mouvementé et par conséquent toujours nouveau! Il n'est pas de charme qui ne finisse , pas de réunion que le temps ou les circonstances ne dispersent.

Jusque-là nous avions vécu à Constantinople en si nombreuse compagnie de Français qu'à peine nous étions-nous aperçus que nous étions à plusieurs centaines de lieues de notre pays.

Le moment du départ fut pour notre société celui du démembrement. Er- nest Chaude et un ami de mon frère , M. Maîtres de -leurs loisirs , au contraire , MM. De part et d'autre les résolutions étaient dé- finitives, et. La semaine qui finit a certainement été, mon cher Horace, une des plus intéres- santes et des plus accidentées de mon voyage. Je viens de traverser ces Cyclades où l'anti- quité a répandu à pleines mains les trésors de sa fantaisie et de son histoire.

Les héros de la mythologie et les hauts barons des croisades, ce mélange de paganisme et de catholicité , ces nobles ruines , ces fières armures , ces blasons sans tache, en m'inspirant une admiration pro- fonde, ont augmenté mes regrets de ne vous point compter au nombre de mes compagnons, de ne pouvoir partager avec vous un enthou- siasme que vous êtes si bien fait pour com- prendre et pour exprimer.

Vue de près ou de loin, Smyme conserve obstinément son caractère oriental: A Smyme, comme presque partout en Orient, même sur les paquebots, les Turcs vivent d'un coté et les Francs de l'autre: Si nous eussions été moins pressés par l'heure, quel plaisir c'eût été pour nous de visiter en détail les bazars , les boutiques , les endroits sans nombre où se débitent ces ma- gnifiques étoffes de soie, principalement ces riches tapis si peu coûteux en proportion des nôtres et qui jouissent d'une si juste célébrité en Occident!

Mais l'intérêt artistique et histo- rique dominait chez nous tous les autres, ei sans plus penser à l'industrie locale, nous nous mimes en quête des antiquités que Smyme pouvait receler encore. Dans ce but, nos re- cherches devaient porter sur la haute ville, la ville turque que commande une forteresse en ruine dont les Génois, dit-on, furent les édi- ficaleurs.

Sur les ordres que je venais de donner à notre guide , j'imaginais donc qu'on allait amener tout sellé, tout bridé pour cha- cun de nous, un beau cheval persan ou turco- man, à la flamboyante prunelle, à la longue crinière flottant au vent ou balayant le sable.

Il n'y avait pas à choisir: Je ne sache pas qu'il reste en cette enceinte autre chose du passé. En revanche, nous avons eu maintes fois à nous garer des caravanes de chameaux arri- vant du désert et mon regard a vainement cherché au milieu de ces sobres quadrupèdes les beaux chiens dont on fait si grand cas chez nous, ces lévriers de Syrie dont M.

Quoi qu'il en soit, ce que je venais de voir dans le quartier mahométan m'avait si médio- crement enchanté que je me permis d'élever des doutes sur la fortune de ces Turcs vi- vant à la manière des anciens rois pasteurs , sous la tente , car leurs murs de bois percés de lucarnes sans style ne valent guère mieux que des clôtures de toile.

Les pachas, en effet, imbus de notre maxime: Le dernier spectacle que nous a donné Soiyme, spectacle qui jusque-là ne nous avait point été offert, a été celui d'uB marché d'es- claves. Je ne me vante pas d'être négro- phile ; la sensiblerie est, à mon sens un des travers les plus bouffons de ce monde; mais je confesse qu'il m'a été impossible de contempler, beaux ou laids, ces êtres humains qui ne de- mandent qu'à être moralises, instruits, éclaires comme d'autres le sont tous les jours: HQ ma justice se soient insurgées contre cet eflroya- ble omnipotence que Phomme a pu s'arroger sur ses semblables.

On m'a dit que les musul- mans avaient seuls le drok d'acheter des es- claves ; je crois celte assertion inexacte, mais il m'importait, il m'importe encore assez peu d'approfondir un tel sujet. Douze heures après le débarquement à Smyme , notre petite caravane réduite à trois personnes: Ernest Chaude, le capitaine Saroldi et moi, bien résolus celte fois à ne plus nous quitter jusqu'à la fin du voyage, notre petite caravane, dis-je, reprenait la mer.

Nous étions voués, paraît-il, aux paquebots autri- chiens: La mission, qu'avant de quitter Paris, j'ai reçue de M. J'ai donc renoncé, non sans regret, à cette partie si importante de ma mission et de mes études, et voici que, pour m'arrachera mes préoccupations, Vltalia nous entrsdne en plein Archipel.

Grâce à la longueur des jours et à la brièveté des nuits, presque toutes les tles en vue desquelles passe notre navire se présentent à nous avec ce rayonnement de la nature que rien ne saurait leur faire perdre, et avec ce que leur ont laissé les dernières conquêtes. Sous la restauradoDi cette cause sonore des Hellènes a remué toute l'Europe: L'expédition de Morée a été une des dates belliqumises de cette chevaleresque époque.

Gomme dernier exploit , la flolte ottomane a été détruite à Navarin par les puissances com- binées. Mais du fond de la vieille Europe, voles par l'imagination aux rivages de l'Asie -, suivez l'exemple de Napoléon qui, après chaque victoire, parcourait le champ de bataille, et puis concluez I Quant à nous , entre toutes ces îles de l'Ar- chipel, examinons seulement celles que l'on peut distinguer du pont de PTtalia, âcio , dont l'abondance des produits avait fait l'apanage de la sultane mère , ayant pris part à l'insurrection grecque , a subi en i les terribles représailles de Mahmoud et le nombre des habitants a diminué des neuf dixièmes.

Ainsi partout en cet endroit du monde, la guerre, sous quelque étendard qu'elle ait sévi, a été un fléau. Au résumé je me demande si cette destruction de la flotte ottomane, dont l'Europe s'est tant réjouie, a été un acte bien équitable, surtout bien logique? Je me demande si cette extermination navale a beaucoup avancé ou plutôt si elle n'a pas singulièrement compromis la solution de ce logogriphe qu'on appelle la question d'Orient?

Il est quatre heures du soir et nous sommes à Rhodes. Salut à tous fières et héroïques ombres des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem! C'est pourquoi, entrés à Rhodes, nous remîmes au lendemain les affaires sé- rieuses, c'est-'à-dire l'examen des richesses ar- cAiitectoniques, guerrières ou religieuses que renferme encore cette, île.

Délivrés de ce souci, il nous en restait un autre, celui d'un restaurant. Le capitaine Saroldi , M. Les délicats sont malheureux. L'heure n'étant pas encore trop avan- cée, nous nous rendimes chea notre consul, M. Le café nous fut offert avec une cor- dialité parfaite, puis nous allâmes faire un tour au bord de la mer, et je dois dire que les renseignements qui nous fhrent fournis par M. Prusse, durant cette promenade aux étoiles, nous inspirèrent un médiocre désir d'habiter cette fameuse île de Rhodes.

Si le pain, les fruits et les légumes, quel- que chose , en un mot , d'assez semblable au régime monacal ne suffit pas à votre ordinaire , si vous voulez vivre à l'européenne et voir fumer sur votre table les mets succulents et les rôtis dorés , il vous faut acheter, moyen- nant des sommes exorbitantes ces raffinements de la civilisation. Telle était l'opinion de M. Notre consul ajoutait, j'ai hâte de le dire, que ces inconvénients de la vie matérielle étaient amplement rachetés pour l'artiste, l'érudit, l'archéologue, par les enseignements, les surprises et les décou- vertes dont ce sol belliqueux fourmille.

C'est à Rhodes, si je l'en crois, que les fouilles seraient profitables à l'histoire. La chrétienté et l'art, si de pareils travaux s'exécutent jamais, auront également à s'en applaudir. Les anciens hôtels qui bordent cette voie se distinguent aisément des constructions postérieures.

Ces hôtels, ouvrages des che- valiers, n'ont jamais plus de deux étages surmontes d'une terrasse; leur architecture est austère, une grande simplicité de style les caractérise. Pour avoir été élevés en plein féodalisme, ces demeures ne se ressentent ni de la légèreté délicate du moyen âge, qui florissait alors , ni des gracieux contours de la renaissance , qui devait suivre. Sauf les encadrements des fenêtres et des portes , nulle part on ne rencontre de sculptures au droit de ces lourdes façades brunies par le temps.

Nobles et pré- cieux écussons , en vérité! Nous allions des uns aux autres , suivant la direction des lignes , qui nous enseignaient les couleurs et les métaux , reconnaissant les tours , les fleurs de lis, les besans, et surtout les merlettes, irrécusable signe du pèlerinage en terre sainte. Il n'est pas , j'en suis sûr , une seule des grandes familles de l'Occident, même parmi les dissidentes, qui ne s'enorgueillirait de compter le blason de ses ancêtres, dans ces ccus de marbre qui disent en leur belle langue héraldique à l'étranger, au chrétien: A Textrémité de cette voie sacrée se découpe sur le bleu du ciel une ogive immense, arc de triomphe chrétien servant de vestibule au lieu qui devait être la place d'Armes.

Là encore ce ne sont que débris, pierres éparses , arcs-boutants qui regrettent leurs archivoltes. A gauche est la basilique de Saint-Jean où les grands neutres obtenaient les honneurs de la sépulture et qui a dû être d'une magnifi- cence extrême dans son édi6cation et dans ses ornements, si j'en juge par les vestiges de dorures qui çà et là scintillent comme des étoiles à son plafond.

La basilique de Saint- Jean est aujourd'hui une mosquée ; là comme à Sainte-Sophie de Gonstantinople et comme dans toutes les églises chrétiennes soumises à la règle de l'orientation, le maître autel ou ce qui en tient lieu a été changé de place et mis de travers dans la direction de la Mecque.

L'hôpital est devenu un grenier d'abondance et le gouverneur du sultan n'a eu aucun scru- pule de loger son sérail dans l'ancien palais des grands msutres. On nous a montré encore, sons prétexte de musée ou d'arsenal, je ne sais quel magasin qui n'est à mon avis qu'un vulgaire dépôt de bric-à- brac, de casques déformés, d'armures de toutes époques, de haches , de hallebardes et de mé- chantes rouillardes qui ne valent certes pas la peine qu'on en dresse l'inventaire.

Parlons des remparts, à la bonne heure! Que me reste-t-il à constater? Il y a plusieurs ports à Rhodes: Je ne le pense pas, et très-volontiers j'incline à placer le colosse sur le môle qui sépare ce premier port d'un se- cond où les navires étaient encore plus à Tabrî, et je m'explique sans trop de peine que les vaisseaux aient pu passer toutes voiles au vent entre ses jambes.

Les galères du temps de Pline ou de Plutarque n'étaient pas précisé- ment des trois-mâts. Notre trois-mâts autrichien, c'est-à-dire notre pyroscaphe, a quitté le port de Rhodes: Vltalia est en pleine mer. Depuis ma sortie des Dar- danelles je n'avais eu que des éloges pour cette Méditerranée que je retrouvais aussi calme. Le pyroscaphe bon- dissaity culbutait de bâbord à tribord ; force avait été de recourir à tous les grands moyens et de hisser les voiles afin d'accroître l'énergie de la machine.

La tempête que nous venons d'essuyer et la rade peu sûre qui sert de lit à notre na- vire m'ont suggéré une vive incertitude sur un point pourtant non contesté de notre histoire. Je ne comprends pas comment saint Louis , parti d'Aigues-Mortes avec sa flotte au mois d'août , a pu prendre ses quartiers d'hiver devant Chypre , pour n'aller que l'année sui- vatite, faire le siège et la capture de Damiette.

Vltalia avait été notre h6tel dans le port de Rhodes ; it était difficile qu'elle ne nous rendît pas encore le même service dans la rade assez inhospitalière où nous faisions une halte. Louis XIV ou de ses petits-fils.

Des- cendus à terre , nous ne cherchâmes pas , mes compagnons et moi , à résoudre ce problème mythologique; le capitaine Saroldi venait d'aile leurs de donner un autre cours à nos idées en demandant , au premier cabaret ouvert sur la route, une bouteille de cette liqueur aussi parfumée que vermeille, qui est le vin du crû.

J'examinai la pièce , elle portait l'effigie du roi Charles-Albert, et, sur l'invitation que me fit M. Saroldi de prendre connaissance de l'exergue , je lus ces mots en signes abrégés: Je n'avais pas achevé que le capitaine reprenait: Vous n'êtes pas en eftet sans avoir vu Zaïre à la Co- médie Française; vous vous souvenez certaine- ment de M.

On sait comment la fa- mille de Lusignan, mise en possession de la couronne de Chypre par Richard! Postérieu- rement à cette renonciation et à la conquête des Turcs, une héritière du nom de Lusignan s'étant aillée à un duc de Savoie, les rois de Sardaigne conservent depuis cette époque des prétentions à la souveraineté de Chypre et de Jérusalem.

Un spécula- teur sarde imagina donc un jour de faire à Chypre une ample cargaison de vins et de dé- barquer sur les c6tes de la mère patrie sans vouloir compter avec l'octroi.

Mais comme les finances royales auraient trop perdu au maintien de cette supercherie patriotique, il fut entendu pour l'avenir que l'île de Chypre ne faisait partie des États du roi de Sardaigne que sur les marenghini. Nous levâmes la séance. Chaude dési- reux, malgré la chaleur, de gravir les cimes du mont Olympe, loua un mulet et un Chy- priote afin d'exécuter son aventureuse ascen- sion.

Le capitaine Saroldi et moi nous nous mîmes à courir la ville et à acheter, au plus bas prix possible, des médailles et monnaies frustes pour ceux de nos amis qui, mieux doués que nous, ont l'avantage d'être des nu- mismates. Ruines de Balbeck, 20 septembre. Une fantaisie de voyageur vient de me pren- dre, mon cher frère, et loin de combattre ce qu'elle a peut-être d'insolite, je vais au-de- vant de cette folle idée et m'empresse de lui obéir.

Depuis que je t'ai quitté j'ai noirci du papier un peu partout: Notre tente dressée sous un palmier cen- tenaire nous protège contre les derniers rayons du soleil ; des chapiteaux de colonnes aux trois quarts ensevelis dans le sable , nous servent de siège; des fragments de sculpture entremêlés de plantes rampantes font, sous nos pieds, FofBce de tapis: Nous sommes en pleines ruines: Nous nous reposons au milieu des marbres et des granits cyclopèens qui marqueront jusqu'à la fin du monde la place où fut Balbek, cette cité dont l'origine est si ancienne que les historiens ont renoncé à suivre sa trace dans la nuit des temps.

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